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Tueurs de masse à la recherche de notoriété : un phénomène connu

TVA Nouvelles

Le FBI rendait public mardi un rapport que l’auteur de la pire tuerie de l’histoire des États-Unis, Stephen Paddock, voulait se suicider et cherchait la notoriété. Selon Francis Langlais, chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand, il n’est pas le seul à avoir agi dans ce but.

«Plusieurs auteurs des tueries de masse cherchent à passer à l’histoire, affirme celui qui est aussi enseignant d’histoire au Cégep de Trois-Rivières. Plusieurs vivent un mal-être, veulent mourir, mais ne veulent pas simplement se suicider. Ils veulent emmener avec eux un maximum de personnes et donc partir dans la gloire.»

Le 1er octobre 2017, Stephen Paddock, qui s’était préparé depuis des mois pour cet événement, tuait 58 personnes, et en blessait 800 autres pendant un festival à Las Vegas. L’homme s’était terré au 32e étage d’une chambre d’hôtel pour commettre le geste qu’il avait minutieusement planifié.

Selon le rapport du FBI, aucun motif «clair» n’animait l’homme de 64 ans. Un panel d’experts légaux et psychiatriques a affirmé qu’il n’avait aucune motivation idéologique, politique ou religieuse, et qu’il n’avait aucun grief contre ses victimes.

«C’est quelque chose qui va en s’agrandissant, dans la mesure où depuis 1999, lors de la fusillade de Columbine, les deux hommes ont fourni un modus operandi, c’est-à-dire qu’ils ont laissé des traces derrière eux, comme leurs journaux personnels et des vidéos», ajoute Francis Langlois.

Cet événement a inspiré plusieurs tueurs de masse qui eux aussi, voulaient passer à l’histoire. Des preuves retrouvées dans l’ordinateur de Stephen Paddock laissent croire qu’il pourrait s’agir de l’un de ces cas.

Le chercheur de la Chaire Raoul-Dandurand qualifie littéralement de sous-culture ce groupe de gens qui s’encouragent les uns les autres et qui se vouent une admiration.

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