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41 voyages en Italie pour superviser la construction du F.-A.-Gauthier

Katia Laflamme | TVA Nouvelles

Des employés de la Société des traversiers du Québec se sont rendus à de nombreuses reprises au chantier naval italien Fincantieri pour superviser la construction du traversier F.-A-Gauthier, à quai depuis décembre en raison de graves problèmes mécaniques.

Grâce à la Loi sur l’accès à l’information, TVA Nouvelles a appris que 21 employés de la STQ ont effectué 41 voyages en Italie pour superviser les travaux sur le navire ainsi que pour recevoir de la formation.

Au cours de ces voyages, les propulseurs problématiques ont probablement été surveillés de près : l’ingénieur en systèmes électriques et marins de la Société a séjourné quatre fois en Italie, pour un total de 23 jours.

Son collègue expert en systèmes marins a aussi supervisé les travaux sur une longue période; il s’est rendu cinq fois au chantier naval italien, pour un total de 100 jours.

Le F.-A. Gauthier, un traversier neuf construit en Italie qui a coûté 175 M$ aux contribuables québécois, est victime de bris à répétition depuis son acquisition, il y a moins de quatre ans. Le navire est présentement en cale sèche au chantier Davie, à Lévis, en raison de problèmes majeurs avec le système de propulsion.

Nouvelle tuile jeudi dans le dossier de la traverse entre Matane, Baie-Comeau et Godbout : le NM Apollo, un vieux navire acheté pour assurer la liaison, n’a pu entrer en opération ce vendredi, comme prévu, parce que la période «d’opérationnalisation» a été rallongée.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, réclame une enquête de la vérificatrice générale sur les déboires du traversier, depuis l’octroi du contrat jusqu’aux événements de cette semaine.

«Il y des gens qui ont supervisé le navire pas mal du début jusqu’à la fin en Italie. Est-ce qu’ils ont fait des observations qui n’ont pas été écoutées? Est-ce que la traduction ne s’est pas faite du français à l’italien?», se questionne-t-il.

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