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L’UPAC s’intéresse à la STQ, selon Pascal Bérubé

TVA Nouvelles

La saga entourant la Société des traversiers du Québec (STQ) intéresse l’Unité permanente anticorruption, selon le chef intérimaire du PQ Pascal Bérubé.

«On me dit que l’UPAC est là-dessus, mais on ne le saura pas et c’est correct comme ça», a-t-il lancé en entrevue à l’émission Dumont, vendredi matin.

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M. Bérubé, qui réclame depuis plusieurs jours une enquête de la vérificatrice générale sur la gestion de cette société d’État, ajoute que ce mauvais service de liaison fluviale est «très mal vécu» dans l'Est-du-Québec.

«L’important, c’est qu’on puisse traverser les gens et les cargaisons d’un côté et de l’autre du fleuve. C’est le plus important, et ça ne se fait pas», déplore-t-il. Il reconnaît du même souffle que le congédiement surprise du PDG de la STQ par le ministre des Transports François Bonnardel est un «coup fort» qui montre que le gouvernement s’en occupe. «Mais l’important, pour moi, c’est que quand les gens ont besoin du transport, qu’il soit disponible».

M. Bérubé, qui est également député de Matane, dans le Bas-Saint-Laurent, rappelle que la traverse entre Matane et la Côte-Nord est le seul lien fluvial. Ses ratés «montrent une vulnérabilité de nos trois régions» et ont un impact économique majeur.

Jeudi, le ministre Bonnardel limogeait le directeur général par intérim de la STQ, François Bertrand, pour le remplacer par Stéphane Lafaut, un ancien haut gestionnaire des Forces armées canadiennes et sous-ministre associé au MTQ.

Problèmes en série

Ce ménage à la STQ survient après une série de problèmes affectant la liaison maritime entre Matane et Godbout.

Contrairement à ce qui était prévu, le NM Apollo, un vieux traversier âgé de près de 50 ans que la Société des traversiers du Québec a acheté sans inspection préalable, ne prendra finalement pas le relais du CTMA Vacancier, vendredi, pour assurer la continuité de la liaison maritime entre Matane et la Côte-Nord.

Tard mercredi soir, la STQ a annoncé la prolongation de la période «d’opérationalisation» du NM Apollo.

«Ça ne s’est pas rendu à mon nez, mais ça s’est rendu à mes oreilles qu’il y a du gros travail à faire. Disons qu’il n’est pas tout à fait en ordre pour accueillir les gens», a décrit Pascal Bérubé, vendredi matin.

À l’origine de cette impasse: les bris à répétition sur le NM F.-A. Gauthier, un traversier flambant neuf construit en Italie qui a coûté 175 M$ aux contribuables québécois. Le contrat original prévoyait une facture de 148 M$. Entré en service il y a moins de quatre ans, le navire est présentement en cale sèche au chantier Davie, à Lévis, en raison de problèmes majeurs avec le système de propulsion.

Devant les ratés de la STQ avec le NM F.-A. Gauthier et son incapacité à assurer le service de traversier entre Matane, Baie-Comeau et Godbout, le Parti québécois réclame depuis plusieurs semaines qu’une enquête soit effectuée.

«Comme c’est une société d’État, il y a une politique de l’impunité, en tout cas jusqu’à hier. On a demandé au patron de quitter, mais il y en a d’autres avant qui ont pris des décisions. Est-ce que c’est eux le problème? Est-ce que c’est le chantier italien? Je ne le sais pas, mais il va falloir trouver qui a manqué à ses responsabilités», a conclu M. Bérubé.

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