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Il voit ses «anges gardiens» être honorés

Catherine Bouchard | Journal de Québec 

Simon Clark

Un homme de Saint-Apollinaire est encore en vie grâce à «ses deux anges gardiens» qui n’ont pas hésité à mettre leur propre vie en péril pour le sortir de sa camionnette qui était en train de couler dans le lac des Sources.

Charles Tardif n’a pas hésité à se rendre à l’Assemblée nationale, lundi, afin de voir ses deux sauveurs, Patrick Beaulieu et Robert Masson, recevoir la médaille du civisme pour l’avoir sauvé.

C’était le 23 juin 2017. M. Tardif était à bord de sa camionnette, lorsqu’il a eu un malaise cardiaque. «C’est devenu noir et je me suis réveillé à l’hôpital», lance-t-il, évoquant n’avoir aucun souvenir précis.

Ses deux bons samaritains, qui sont des voisins, n’ont, pour leur part, rien oublié de cet événement où ils auraient pu y laisser leur vie.

«J’ai entendu un boom, comme si une voiture avait frappé un animal. En m’avançant, j’ai vu le camion de Charles qui était sur le lac. J’ai appelé Pat, le 9-1-1 et j’ai pris une hache. Nous sommes partis, on a sauté à l’eau et c’est Pat qui a détaché la ceinture de Charles», raconte M. Masson.

«On ne se pose pas de question, on ne pense à rien quand ça arrive. Je ne pourrais même dire comment était la température de l’eau. Je croyais que le tout avait duré trois quarts d’heure, mais ç’a duré cinq minutes», poursuit M. Beaulieu.

M. Masson a tenté en premier de sortir l'homme captif de sa voiture. Les portières étaient verrouillées, il a donc essayé à plusieurs reprises de casser une fenêtre avec la hache, en vain. Il commençait à avoir de la misère à respirer.

«Le camion commençait à couler et j’ai dit à Pat de venir», raconte M. Masson. Ils sont parvenus in extremis à extirper l’homme de son véhicule.

M. Tardif voit aujourd’hui la vie avec un regard différent. «Déjà que j’ai fait une syncope, là il y a eux qui viennent me sauver. À l’hôpital, ils m’ont posé un pacemaker. Ce sont donc deux miracles», lance-t-il, en regardant ses «anges gardiens» avec reconnaissance.