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L'armée appelée à se ranger derrière Guaido

Agence France-Presse 

Une majorité des pays du Groupe de Lima ont exhorté lundi l'armée vénézuélienne à se ranger derrière l'opposant Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, appelant à un changement de régime «sans usage de la force» dans ce pays.

Onze des 14 pays qui composent le groupe --dix pays latino-américains ainsi que le Canada-- ont demandé, dans une déclaration commune au terme d'une réunion de crise à Ottawa, aux forces armées du Venezuela de «démontrer leur loyauté au président par intérim», Juan Guaido.

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Ils ont par ailleurs souhaité que la transition démocratique dans ce pays se fasse «rapidement» mais sans violence ni ingérence étrangère armée.

Ces pays du groupe de Lima ont en outre appelé les forces vénézuéliennes «à ne pas s'opposer à l'entrée et au transit d'assistance humanitaire aux Vénézuéliens».

Dans leur déclaration, les onze membres signataires, s'inquiétant de la situation humanitaire au Venezuela ont jugé «impératif que l'accès à l'assistance humanitaire soit garanti pour répondre aux besoins urgents des Vénézuéliens».

En ouvrant la réunion lundi matin, le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé une aide de 53 millions de dollars (35 millions d'euros) destinée à aider le peuple vénézuélien et les réfugiés qui ont fui le pays.

«L'essentiel de ces fonds ira à des partenaires fiables et à des pays voisins, pour les aider à soutenir le Venezuela», avait ajouté M. Trudeau.

Membre du groupe de Lima, le Mexique, qui n'a pas reconnu Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, n'a pas participé à la réunion à Ottawa.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo ainsi que l'adjointe de la chef de la diplomatie européenne, Helga Schmid, ont pour leur part participé par vidéoconférence aux débats.

M. Guaido, s'est adressé par message vidéo aux participants, se disant impatient de voir organiser «le plus tôt possible une élection libre et équitable pour restaurer la démocratie au Venezuela».

Les Vénézuéliens «sont tout près de recouvrer leur liberté», a-t-il ajouté.

Deux manifestantes criant «ne touchez pas au Venezuela» ont brièvement perturbé la conférence de presse finale avant d'être expulsées. La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a souligné que cette intervention montrait que le Canada était un pays où il était possible de manifester librement.

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