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La production arrêtée chez Sural à Bécancour

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

La production est suspendue pour une période indéterminée à l'usine de transformation d'aluminium Sural de Bécancour. Soixante employés sont touchés par cette mesure. Une vingtaine restait en poste aujourd'hui notamment pour vider les entrepôts.

La semaine dernière, Sural avait entrepris de ralentir sa production. Les employés ne croyaient pas que les choses allaient évoluer vers une suspension complète des activités. «On encaisse ça dur, pas mal tout le groupe, a confié René Guillemette, employé depuis 26 ans. C'est nos salaires qui risquent d'écoper. On n'est pas sûr d'avoir de paie cette semaine.»

Dans une communication interne aux employés, la compagnie, dont le siège social est à Caracas au Venezuela, invoque des «problèmes majeurs d'approvisionnement en métal liquide».

L'Aluminerie de Bécancour (ABI) actuellement en lock-out a cessé de l'alimenter en aluminium en fusion. Dans un courriel à TVA Nouvelles, Alcoa assure que «la situation actuelle avec Sural est due à des facteurs indépendants du conflit de travail à ABI».

Selon une source, la rupture de l'approvisionnement serait plutôt attribuable à des problèmes financiers chez Sural. D'ailleurs depuis l'arrêt de la moitié de la dernière série de cuves toujours en production en décembre dernier, ABI avait maintenu au moins partiellement l'approvisionnement en métal liquide chez Sural.

De son côté, le maire de Bécancour préfère être prudent quant aux causes de cette interruption de production. «Je suis porté à être sage en disant que les causes réelles je ne les connais pas, a dit le maire Jean-Guy Dubois. Il y a plusieurs éléments qu'on peut considérer. On pourrait sauter vite sur la conclusion en disant que c'est l'approvisionnement en aluminium, mais je ne suis pas sûr que c'est ça.»

Ni la direction de Sural ni le syndicat des Métallos n'ont voulu commenter.