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Employés payés en heures supplémentaires pour faire le travail de préposés aux bénéficiaires

TVA Nouvelles

La pénurie de préposés aux bénéficiaires est tellement importante en Mauricie et dans le Centre-du-Québec qu’un CHSLD demande à ses employés de faire le travail de préposés sur leur temps libre, mais payés en heures supplémentaires.

Le CHSLD Cooke, à Trois-Rivières, héberge 205 personnes âgées. Le jour, il doit y avoir 36 préposés et cinq aides de service pour prendre soin de ces cas lourds.

Mais il y a constamment des absences que la direction ne peut pas remplacer. Tous les jours, il peut manquer en moyenne entre cinq à dix préposés.

Dans le Centre-du-Québec et en Mauricie, le CISSS doit embaucher cette année 400 préposés pour venir prêter main-forte aux équipes en place.

Entre-temps, comme le démontre cette note de service dont nous avons obtenu copie, le CISSS offre à ses infirmières, ergothérapeutes et physiothérapeutes de faire des heures additionnelles, mais dans une autre fonction.

«C'est une mesure, quand même, exceptionnelle. Il y a une quarantaine de personnes actuellement qui ont manifesté le désir ou qui ont donné une disponibilité pour venir faire des blocs de quatre heures», explique Louis Brunelle, directeur des ressources humaines CIUSSS Mauricie-et-du-centre-du-Québec.

Roxanne Brisson est ergothérapeute au CHSLD Cooke. Elle a accepté l'offre de son employeur.

«Au début, on nous permettait de faire comme de l'aide de service. Puis, récemment, on nous a permis de faire travailler comme préposés aux bénéficiaires», dit-elle.

Le président du syndical local ne décolère pas. «Si le gouvernement est prêt à tolérer que des ergothérapeutes ou des physiothérapeutes soient rémunérés à 70 dollars de l'heure en temps supplémentaire pour travaille comme préposés aux bénéficiaires, on va se le dire, ce même gouvernement doit être prêt à augmenter le salaire et les conditions de travail des préposés aux bénéficiaires», affirme Pascal Bastarache.

Au CISSS, on ne peut pas nous dire combien coûte cette mesure temporaire ni combien d'heures supplémentaires obligatoires doivent effectuer les préposés.

Plusieurs préposés ne veulent pas travailler à temps plein cinq jours par semaine parce que c'est trop difficile. En accord avec le syndicat, le CISSS veut leur offrir de nouveaux horaires.

«Elle veut travailler trois jours parce qu'elle a une situation familiale qui fait en sorte qu'elle ne peut pas travailler plus que trois jours: on va lui offrir trois jours», conclut M. Brunelle.

Il espère que cela comblera bientôt les besoins criants.

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