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Des employés de la SQDC pourraient perdre leur emploi

TVA Nouvelles

Les employés de moins de 21 ans travaillant à la Société québécoise du cannabis (SQDC) perdront leur emploi si le projet de loi sur le resserrement des règles sur le cannabis du gouvernement Legault est adopté dans sa forme actuelle.

Le projet de loi prévoit que toute personne de moins de 21 ans ne pourra se trouver dans une succursale de la SQDC.  Un pan de la loi donc qui pourrait toucher directement les jeunes employés.

Les 15 employés de moins de 21 ans qui travaillent dans les boutiques de la SQDC au Québec ont été rencontrés fin janvier par des directeurs, «afin de les sensibiliser à cette réalité».

Des 15 employés qui pourraient perdre leur emploi, trois ont un poste permanent, et 12 sont à temps partiel.

 

Le porte-parole de la SQDC, Fabrice Giguère, a confirmé que les conseillers en boutique ont été avertis de ce qui se dessinait pour l’avenir. 

«On leur a dit que dans ce projet de loi,  il y a une provision qui dit que les moins de 21 ans n’auront pas accès à nos succursales. Donc ça veut dire que lorsque le projet de loi est adopté, si cette provision-là fait partie de la loi adoptée, on va devoir procéder à des mises à pied. On les a sensibilisés à ça», a indiqué le porte-parole.

Le porte-parole souligne que la SQDC se conformera à la loi telle qu’elle sera énoncée.

Selon le député de Québec solidaire, Alexandre Leduc, des jeunes de moins de 18 ans qui travaillent dans des dépanneurs vendent de l’alcool, des cigarettes et des produits de Loto-Québec.  

«Ce n’est pas un problème dans ce domaine-là, alors pourquoi est-ce que ça serait un problème à la SQDC? J’ai posé la question aujourd’hui au ministre, il ne semblait pas tout à fait à l’aise de répondre», a-t-il expliqué en entrevue à 100% Nouvelles avec Paul Larocque.

Il ajoute qu’une discussion se fera néanmoins entre M. Girard et le directeur de la SQDC.

«C’est un stress inutile pour ces jeunes-là. On les a embauchés, formés à grands coûts quand même, on a investi là-dedans, et puis là on leur dit : ‘’on n’a plus besoin de vous à cause d’une loi qui change, peut-être qu’on va vous garder’’. C’est du cafouillage et on tenait à le dénoncer aujourd’hui», souligne le député d’Hochelaga.

 

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