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Les défis du transport scolaire en campagne

Amélie Marcoux | TVA Nouvelles 

Le transport scolaire en campagne est difficile cet hiver. Les chauffeurs doivent souvent adapter leurs parcours en fonction des conditions de route et pas seulement les jours de tempête. Cette année, la glace est omniprésente sur bien des rangs.

Sur le rang 8 à Stoke, en Estrie, l’autobus n’arrive pas à passer tous les jours.

«Des fois, ils ne veulent carrément pas monter et il faut que je descende chercher les enfants, raconte un père de famille, Martin Fleurant. J'ai dû aller chercher ma fille une fois, mais j'ai dû aller reconduire les enfants deux ou trois fois parce que l'autobus n'est pas venu.»

Et la glace fait la vie dure aux chauffeurs. Mercredi dernier, un autobus est resté coincé pendant une heure rue De La Baronne.

De nombreuses plaintes ont été déposées à la municipalité de Stoke en raison du déglaçage qui ne serait fait qu'au milieu de la route. Mais les problèmes avec le transport scolaire sont généralisés en zone rurale cet hiver, tellement que des conducteurs d'autobus se trouvent des trucs maison.

«Il y a certains chauffeurs qui ont une petite canne avec de la roche dedans, explique le président d'Autobus B. Dion, Pierre Tourville. C'est sûr qu'on ne peut pas sabler un chemin avec ça, mais des fois ça aide à ce que l'autobus puisse repartir», souligne-t-il.

Seulement chez Autobus B. Dion, au moins cinq autobus sont restés pris depuis janvier, ce qui est largement plus qu'à l'habitude.

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