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Formation réclamée pour la main-d'oeuvre spécialisée à Baie-Comeau

André Normandeau | TVA Nouvelles

Archives, Agence QMI, Jean-Guy Gougeon

L’enjeu de la formation de la main-d’œuvre spécialisée préoccupe le maire de Baie-Comeau.

La Ville aura un grand besoin de main-d’œuvre au cours des prochaines années et des partenariats avec des universités devront être mis en place pour attirer et retenir les employés.

Le maire Yves Montigny a mentionné qu’il faudra embaucher près de 600 travailleurs d’ici 2021 pour répondre aux futurs besoins de Mason Graphite, Métaux Canadiens et le projet d’aciérie. Et c’est sans compter sur les projets technologiques comme les serveurs et la crytomonnaie.

Les promoteurs demandent déjà des services universitaires pour former et retenir leur main-d’œuvre.

«Des entreprises avec qui on a déjà des discussions qui nous disent comment on va assurer nous, dans notre technologie innovante, un suivi avec l’université? Avec des professeurs universitaires? Avec de la formation continue universitaire? Pour que chez vous, on puisse continuer de soutenir le développement de l’innovation industriel», a souligné le maire Yves Montigny.

De son côté, l’UQAR se dit ouverte à offrir de la formation si les besoins sont suffisants.

«Des fois, former à Baie-Comeau huit personnes dans un secteur donné, ça peut faire une méga différence. Prenez ces huit-là à Montréal, ils sont noyés dans la masse», a indiqué le vice-recteur recherche et formation pour l’UQAR, François Deschênes.

De plus, le maire souligne qu’avec le développement de la zone industrialo-portuaire et la cession du port, l’occasion sera bonne d’y faire de l’innovation technologique avec l’université. «Rimouski n’a pas de port industriel aussi important, mais une expertise dans le domaine maritime. Nous, nous avons la zone industrialo-portuaire avec le port de mer et le lien ferroviaire», a-t-il dit.

«Avec tout le réseau Québec Maritime dont on est l’établissement gestionnaire, on ouvre la porte à un très grand éventail d’experts et d’expertise à travers tout le Québec, qui, si on identifie un projet qui nous rejoint tous, c'est-à-dire autant les gens de Baie-Comeau, du port et des chercheurs, on peut être capable de créer une mobilisation qui peut être bénéfique», a signalé François Deschênes.

Mais avant de former les futurs travailleurs de Baie-Comeau, il faudra s’attaquer à combler les besoins actuels. Selon le maire, il manque déjà 420 personnes pour combler les postes disponibles à travers la ville.