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Taux de chômage: le Québec en bonne posture

Agence QMI

Le Québec a affiché en janvier le deuxième plus bas taux de chômage au pays, après la Colombie-Britannique, selon Statistique Canada.

Par rapport à décembre dernier, le taux de chômage a diminué de 0,1 point de pourcentage pour s'établir à 5,4 % en janvier, a rapporté vendredi l’agence fédérale. Il s’agit du deuxième plus faible taux parmi les provinces, après la Colombie-Britannique à 4,7 %.

Au pays, il a augmenté légèrement pour atteindre 5,8 % en raison de la hausse du nombre de personnes à la recherche de travail. Soulignons qu’en décembre dernier, il s’était établi à 5,6 %, soit le plus faible taux depuis 1976 lorsque des données comparables sont devenues disponibles.

En Ontario, le taux de chômage en janvier était de 5,7 % tandis qu’en Alberta, il atteint 6,8 %.

Hausse de l’emploi

Toujours selon les données de Statistique Canada, on observe au Québec une progression de l’emploi de 16 400 en janvier. Cette quatrième hausse mensuelle consécutive est la conséquence de la création de 18 500 emplois à temps plein et de la perte de 2200 emplois à temps partiel.

L'Institut de la statistique du Québec souligne que les secteurs privé (+25 400) et public (+9200) ont enregistré une hausse, tandis qu’il y a eu une baisse de 18 300 emplois pour les travailleurs indépendants. En outre, le taux d'activité s’est fixé à 64,7 % (+0,1 point) et le taux d'emploi a légèrement augmenté de 0,2 point à 61,2 % en janvier.

Sur un an, l'emploi au Québec s'est accru de 38 100 (+0,9 %) l'emploi à temps plein variant peu (+4900), comparativement à celui à temps partiel qui a augmenté de 33 100.

En raison des besoins de main-d’œuvre dans la province, «il est peu probable que le rythme d’embauche de janvier se maintienne au cours des prochains mois, même si la croissance économique se poursuit», a toutefois souligné l’économiste Hélène Bégin de Desjardins, dans une note.

Au Canada, environ 67 000 emplois ont été créés en janvier (30 900 à temps plein et 36 000 à temps partiel) et l'essentiel de cette progression a eu lieu chez les jeunes de 15 à 24 ans et dans les secteurs des services.

Cette hausse de l’emploi s’avère largement supérieure au pronostic des prévisionnistes, a souligné l’économiste Benoit P. Durocher, qui estime d’ailleurs que le «statu quo au chapitre des taux d’intérêt directeurs pourrait se prolonger encore quelques mois».

Sur un an, «l'emploi total a augmenté de 327 000 ou de 1,8 %, sous l'effet combiné de la hausse du travail à temps plein (+166 000) et du travail à temps partiel (+162 000)», a indiqué l’agence fédérale.

Essentiellement, la croissance de l'emploi observée en janvier s'est entièrement concentrée dans les secteurs des services (+99 000). L'emploi dans le commerce de gros et le commerce de détail a augmenté de 34 000 en janvier tandis que dans les administrations publiques, il a crû de 21 000.

Parmi les provinces, l’Ontario domine avec la création de 41 000 emplois, même si le nombre de personnes à la recherche de travail a augmenté (+31 000), ce qui a contribué à une faible hausse du taux de chômage, à 5,7 %.