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Le service de sécurité du Parlement s'excuse pour des cas de profilage racial

Émilie Bergeron | Agence QMI

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Des responsables de la sécurité au Parlement à Ottawa se sont excusés auprès de personnes noires qui disent avoir été victimes de profilage racial dans l’enceinte même de l’édifice.

«Le personnel de sécurité doit toujours faire preuve du plus grand professionnalisme et respect envers les parlementaires, les employés et les visiteurs», a dit vendredi à l'Agence QMI Joseph Law, chef de cabinet de la directrice du Service de protection parlementaire (SPP).

Un employé du gouvernement se serait plaint au SPP, lundi, de la présence dans une cafétéria du Parlement d’un groupe de jeunes qui participait à une série de rencontres avec des cabinets de ministres. Il aurait signalé «des personnes à la peau foncée» et pris une photo d’eux, selon l’information rapportée par la Fédération des Canadiens noirs.

L’agent intervenu aurait ensuite sommé les jeunes de quitter les lieux après avoir mentionné leur «peau foncée».

«Dès que nous avons été informés de l’incident, nous avons pris des mesures immédiates et avons lancé une enquête interne dans cette affaire», a assuré M. Law.

Les conclusions seront communiquées au président de la Chambre et à la présidente du comité sénatorial sur les droits de la personne.

«Malgré le dialogue ouvert qui a été mis en place pour faire face au racisme anti-noir, l’incident démontre que celui-ci est profondément imprégné dans la société canadienne et nous devons travailler ensemble pour l’éradiquer», a dit Len Carby, le directeur des communications de la Fédération des Canadiens noirs.

Le groupe a dénoncé la situation en conférence de presse à Ottawa, vendredi, fort de l’appui de représentants d’une quinzaine d’organisations.

La fédération a demandé à rencontrer le premier ministre Justin Trudeau, mais son bureau n’a pas voulu indiquer si ce dernier avait l’intention de répondre présent.

«Tous les Canadiens sont les bienvenus dans notre Parlement», s’est-on contenté de dire.

Les jeunes ciblés lundi faisaient partie d’une délégation de 150 membres qui participaient à une journée de rencontres, à la suite d’un sommet de trois jours qui s’est tenu le cadre du Mois de l’histoire de Noirs.