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Sentence de Bissonnette: les émotions à leur comble

L’émotion était à son paroxysme dans la salle du palais de justice de Québec où le juge François Huot a lu sa sentence de 246 pages dans le procès d’Alexandre Bissonnette. En larmes et incapables d’entendre le récit glaçant de la tuerie, la veuve et la fille d’une des six victimes ont dû sortir de la salle pendant quelques minutes.

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Dans un silence total, le juge Huot a détaillé les péripéties ayant entouré la journée et de la terrible soirée du 29 janvier 2017. Les déplacements du tueur, Alexandre Bissonnette, ont été décrits heure par heure. Ensuite, le déroulement précis de la tuerie a fait l’objet d’une description minutieuse qui n’a épargné aucun détail.

Présents dans la salle, les proches des victimes essuyaient leurs larmes en écoutant ce récit poignant qui a remué en eux des souvenirs particulièrement douloureux.

Alexandre Bissonnette écoute la sentence du juge. Debout lors des premières minutes, il est désormais assis sur une chaise en faisant dos à la salle. Il se tourne de temps à autre pour pouvoir croiser le regard de ses parents.

Mesures de sécurité

Plus tôt en matinée, des mesures de sécurité exceptionnelles ont été mises en place pour permettre l’entrée de 250 places dans la plus grande salle du palais de justice de Québec.

Les familles des victimes, les parents de Bissonnette, de nombreux curieux et les représentants des médias étaient tous soumis à une fouille en règle digne de la sécurité d’un aéroport. Il fallait vider les poches, enlever les ceintures des pantalons, ouvrir les sacs et passer par un portique de détection pour pouvoir pénétrer dans la salle 4.01, au quatrième étage du palais de justice.

Ces opérations se sont déroulées rondement. Trois points de fouille ont été installés pour filtrer les entrées. Une salle de débordement, au rez-de-chaussée du palais de justice, était prévue pour accueillir les personnes qui n’ont pas pu entrer dans la salle principale.

Le juge François Huot, de la Cour supérieure, a commencé à lire son très attendu jugement peu après 9 h 30.

Résumant une opinion très partagée dans la communauté musulmane de Québec, Khadija Thabti, veuve d’une des six victimes, a réclamé la peine maximale de 150 ans pour le tueur.

 

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