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Un employé de la SQDC à Trois-Rivières renvoyé

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Au moment même où la succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) de Trois-Rivières se syndique, on a appris vendredi qu'un employé vient d'y être congédié.

Il est le premier à subir ce sort dans l'ensemble des 12 boutiques québécoises de la SQDC.

Selon ce que TVA Nouvelles a pu savoir, le conseiller aurait été remercié parce qu'il aurait manqué de zèle dans les mises en garde à adresser aux clients relativement aux risques d'une consommation excessive de cannabis.

Le Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQ, affilié à la CSN, entend le défendre même si aucune convention collective n'est encore en vigueur.

«On va s'assurer de lui donner une représentation même si, au moment de son congédiement, la succursale de Trois-Rivières n'était pas formellement accréditée», a indiqué Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQ.

De son côté, la SQDC n'a pas voulu commenter, vendredi, pour préserver la confidentialité du dossier. Le nouveau syndicat ne cache pas que les conditions de travail en vigueur à la SAQ serviront de cadre de référence pour la négociation qui va maintenant s'engager à la SQDC.

«On va se le dire, nos emplois sont très semblables. On vend tous les deux un produit qui peut être nocif pour la santé. On doit s'assurer de le faire de façon très éthique», a établi d'entrée de jeu Katia Lelièvre.

On s'attend aussi à ce que les conditions de travail puissent varier d'une succursale à l'autre en fonction de la centrale syndicale représentant les employés. Est-ce que la négociation de conventions collectives risque de pousser à la hausse le prix des produits? L'activiste et propriétaire de la clinique de conseils VertMédic de Bécancour Blak D. Blackburn ne le croit pas.

«Avec les prix qu'il y a, c'est déjà très élevé et ça ne concurrence absolument pas le marché noir. Je ne vois pas comment ils pourraient augmenter leurs prix qui sont déjà très élevés», a-t-il observé.

Si jamais, par ailleurs, le gouvernement Legault porte à 21 ans l'âge légal pour entrer dans une succursale de la SQDC, il n'y aura aucun impact pour les employés de celle de Trois-Rivières, car aucun membre actuel du personnel n'a moins de 21 ans.