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Une grève étudiante en mars pour le climat?

Agence QMI

AURÉLIE GIRARD/AGENCE QMI

Des organisations étudiantes veulent organiser une grève étudiante le 15 mars prochain afin d'exhorter les gouvernements et les institutions d’enseignement à poser des actions concrètes face à «l’urgence climatique».

Regroupés au sein d’un collectif appelé La planète s’invite à l’université, les organisations étudiantes veulent ainsi répondre à un appel mondial pour une grève étudiante le 15 mars prochain ainsi qu’une grève climatique mondiale, le 27 septembre prochain.

À ce propos, le collectif souhaite mobiliser le maximum d’étudiants de la province, estimant que ce sont les jeunes qui ont «tout à perdre».

Le collectif regroupe notamment les étudiants de l'Université de Montréal, de l’Université du Québec à Montréal, de l’École de technologie supérieure, de l’Université McGill, de l’Université Laval à Québec, de l’Université de Québec à Chicoutimi ainsi que des cégeps Montmorency, Lionel Groulx et Saint Laurent.

«La grève est pertinente puisque c’est uniquement en établissant un rapport de force suffisant que le gouvernement et les établissements scolaires nous écouteront. Les grèves dérangent: elles ne peuvent pas être ignorées», peut-on lire dans un communiqué.

Entre autres choses, le collectif demande aux gouvernements d’établir un programme d’éducation à l’écologie et de sensibilisation à la crise climatique ainsi que d’adopter une loi climatique forçant l'atteinte des cibles recommandées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius.

La campagne de mobilisation québécoise s’inspire de campagnes similaires lancées en Australie, en Suède, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.