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Des passionnés de jeux vidéo prêts à dormir sur leurs claviers

Amélie St-Yves

 - Agence QMI

GEN-LAN-ETS

AM�LIE ST-YVES/AGENCE QMI

Pas moins de 1600 amateurs de jeux vidéo ont apporté leurs ordinateurs au Palais des congrès pour 48 heures de jeux, quitte à dormir sur le clavier, entre deux boissons énergisantes.

Valérie Proulx, 25 ans, en est à sa troisième participation au Lan ETS, une fin de semaine intensive de jeux vidéo dans laquelle il y a plusieurs tournois de différents jeux. Les participants ne dorment en général que très peu, et la boisson énergisante coule à flots.

Elle n’a dormi que deux heures et trois quarts dans la nuit de vendredi à samedi, sur sa chaise, la tête sur son clavier d’ordinateur.

«C’est comme cela que ça marche ici», a-t-elle dit, en riant, à l’Agence QMI, samedi.

Cette femme qui est gérante dans un magasin Canadian Tire de Montréal joue d’ordinaire six heures par jour, en rentrant chez elle après le travail. Néanmoins, elle ne croit pas avoir de cyberdépendance.

«Je sais que je peux arrêter quand je veux. Je n’en ai pas besoin. Si je ne veux pas jouer pendant une semaine, ça ne va rien changer à ma vie», a-t-elle précisé.

Intenses

Alexandre Gauthier, 24 ans, est venu de Québec en autobus avec tout son matériel dans une grosse valise: ordinateur, écran, clavier et souris, casque d’écoute. Le Lan ETS fournit essentiellement la place assise et la connexion Internet. Les joueurs les plus intenses vont jusqu’à apporter leur propre chaise.

«C’est tout le temps le fun de se faire une petite fin de semaine à la gang, entre boys», a-t-il dit.

Il a dormi quelques heures chez un ami, à Montréal, dans la nuit de vendredi à samedi. Il s’est quand même levé à 5 h du matin pour retourner jouer.

«Quand on est arrivés, on a foncé dans une chaise et il y avait quelqu’un couché sous la table, en train de dormir», a-t-il raconté.

Par mesure de sécurité, cependant, les organisateurs ordonnent aux gens qui dorment sous les tables de se déplacer.

«Il y a des participants qui commencent à dormir sur leur chaise, et qui finissent par terre. Mais quand on fait nos rondes, si on les voit, on les tasse», a expliqué Simon Gervais-Quiplat, du comité organisateur.

Des aires de repos sont offertes aux participants, qui peuvent apporter leurs sacs de couchage et dormir sur le plancher de salles vides.

Le Lan ETS en est à sa 17e année, et est toujours organisé par des étudiants de l’École de technologie supérieure. Il n’y a pas de profits qui sont dégagés de l’événement.

En plus des 1600 joueurs sur ordinateurs, il y en a 400 sur des consoles. Quarante mille dollars en prix seront remis aux meilleurs joueurs. L’activité se termine dimanche.