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Les gens se déplacent toujours pour investir sur leurs maisons

Amélie St-Yves | Agence QMI

AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

À l’ère de l’achat en ligne, les gens qui souhaitent investir des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars sur leur maison ont encore besoin de toucher et de voir en vrai avant d’acheter, selon des exposants rencontrés à l’ExpoHabitation de Montréal.

Les acheteurs vont souvent en ligne pour l’achat ou la rénovation d’une maison, mais ce n’est généralement pas derrière l’écran qu’ils vont conclure la transaction, selon le directeur général du salon ExpoHabitation, Jean Saad.

«Les gens veulent l’expérience d’entrer dans la maison, de s’asseoir dans le salon. C’est difficile avec une photo en ligne d’arriver à une décision d’achat», a-t-il expliqué samedi, à l’Agence QMI.

Les acheteurs ont effectivement besoin de concret lorsque vient le temps d’investir, selon Benjamin Roy, des Armoires Agly, à Terrebonne.

«C’est important pour eux de toucher et de vérifier la qualité des produits», a-t-il précisé. Il considère également qu’un contact humain de qualité aide à conclure les transactions.

Le copropriétaire de Confort Design, Sylvain Nadeau, a pour sa part rappelé qu’il ne faut pas négliger la présence en ligne pour autant.

«Maintenant, les acheteurs filtrent sur internet pour faire leurs présélections. Avant, les gens venaient nous voir, et allaient voir huit autres compétiteurs. Maintenant, quand ils viennent nous voir, on fait déjà partie d’une présélection», a-t-il expliqué.

Réalité virtuelle

Une entreprise montréalaise, Azza VR, a par ailleurs développé une plateforme de réalité virtuelle pour permettre aux gens de visiter l’intérieur d’une construction qui n’existe pas encore.

L’application, destinée aux entreprises, permet entre autres aux gens de changer la couleur des murs, le revêtement du plancher, et même d’ajouter des meubles en réalité virtuelle.

Il est ainsi possible de se visualiser dans l’espace et d’évaluer son niveau de confort, plutôt que d’avoir à se baser sur des chiffres ou des plans.

«C’est particulièrement pratique si on a des condos ou des micromaisons, qui ne représentent pas beaucoup de pieds carrés et qui peuvent faire peur à du monde. Mais si c’est bien fait, ça peut avoir l’air très grand quand même», explique le cofondateur, Félix Leblanc.

Un conseiller peut également entrer dans la réalité virtuelle avec le client, et les deux personnes se verront sous forme d’avatars.

L’ExpoHabitation, qui présente des centaines d’exposants sur une superficie de 220 000 pieds carrés, se conclut dimanche au Stade olympique de Montréal.