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Meurtre à Val-Bélair : le fils de la victime formellement accusé

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

PHOTO MARC VALLIÈRES

Un homme a été formellement accusé, samedi, du meurtre non prémédité de sa mère, relativement à l’homicide survenu jeudi dernier dans une résidence de Val-Bélair.

Patrick Fortin, 29 ans, a officiellement été mis en état d’arrestation, vendredi soir, par des enquêteurs du module des crimes majeurs de la police de Québec, puis placé en détention à la centrale de police Victoria.

Il était hospitalisé depuis jeudi pour des blessures dont la nature et la cause n’ont pas été dévoilées. Il était alors considéré comme un suspect important dans cette affaire. Il a été arrêté «dès qu’il a été possible de le faire», a mentionné Cyndi Paré, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Attaquée à l’arme blanche

La victime est Nicole Cantin, une femme de 56 ans de Québec. Son corps inerte avait été découvert par des patrouilleurs, le 7 février dernier, vers 3 h 30, dans une résidence de la rue de l’Esprit, dans le nord de la ville, menant rapidement au déclenchement d’une enquête pour meurtre.

La dépouille portait des marques de violence. La dame a été attaquée avec une arme blanche, a confirmé le SPVQ, samedi.

Les policiers tentaient de retrouver le propriétaire d’un véhicule qui avait été abandonné dans un banc de neige sur le boulevard de l’Ormière, à sept kilomètres de là. L’automobile, qui appartenait à la victime, était en feu. Cet incendie n’était pas de main criminelle, a-t-on appris samedi.

Fortin a comparu par visioconférence au palais de justice de Québec au lendemain de son arrestation. Il a été formellement accusé du meurtre au second degré de sa mère.

En vertu de cette accusation, la poursuite devra prouver que l’accusé avait l’intention de tuer, mais pas que le geste était prémédité, comme cela aurait été le cas sous un chef de meurtre au premier degré.

Voisins atterrés

Les faits ont bouleversé le voisinage et ce quartier réputé pour être tranquille. Plusieurs résidents ont affirmé que la victime était la propriétaire de la maison et que son fils de 29 ans y demeurait toujours.

« C’est une voisine que je connaissais depuis plus de 20 ans. Elle était divorcée. Elle vivait avec son fils. À première vue, il n’y avait pas de problématique majeure dans la famille. C’est sûr que des fois, on entendait que ça s’engueulait un peu », avait confié, jeudi, l’un des résidents, Paul Labrecque.

« C’est une femme qui était débrouillarde. Elle élevait son fils seule, en grosse partie, et elle s’occupait de la maison quasiment toute seule », a-t-il affirmé.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) s’est gardé de donner plus de détails sur les circonstances entourant le drame, notamment le mobile du crime.

L’accusé reste détenu. Il devrait revenir en cour le 26 février pour son enquête sur remise en liberté.

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