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Seulement «quelques secondes» pour réagir quand un incendie se déclenche

TVA Nouvelles

Les incendies se propagent en «quelques secondes», d’où l’importance pour chaque occupant d’une résidence d’avoir un plan prêt en cas d’urgence, plaide un spécialiste de la prévention des incendies.

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«Chaque victime que j’ai côtoyée d’un incendie, elle mentionne ‘’Je n’avais aucune idée à quel point un incendie se développe rapidement’’, mentionne le président de l’Association des techniciens en prévention incendie, Sébastien Demers, en entrevue avec TVA Nouvelles. On croit avoir des minutes, voire des dizaines de minutes, pour être capable de réagir, de réfléchir, de faire face à la situation. Malheureusement, on compte ça en secondes.»

Dans la nuit de vendredi à samedi, trois personnes ont perdu la vie dans un violent incendie qui a éclaté dans un immeuble à logements de Longueuil. Onze autres personnes ont été envoyées à l’hôpital pour des brûlures ou des fractures, en raison de sauts depuis le balcon pour fuir les flammes.

 

Les témoignages de personnes rencontrées sur place sont contradictoires sur le déclenchement des alarmes d’incendie.

Sans vouloir se prononcer sur ce qui a pu se passer à Longueuil, M. Demers souligne que les détecteurs de fumée ont un rôle «plus qu’important» pour amorcer l’évacuation le plus rapidement possible. Ainsi, les actions de chacun sont déterminantes dès le début de l’incendie, c’est pourquoi il est important d’avoir un plan et de le pratiquer avec les gens qui nous entourent.

«Il faut penser à l’avance pour que ça devienne des réflexes, et qu’en cas de stress, quand on perd nos moyens, on ait déjà un plan de base pour être capable de poser les meilleures actions», explique le spécialiste de la prévention des incendies.

Le préventionniste rappelle que même dans les immeubles qui comptent de nombreux appartements, il est de la responsabilité de chacun de préparer un plan d’évacuation.

Il reste encore plusieurs bâtiments qui ne sont pas protégés par un avertisseur d’incendie ou, pire, qui sont équipés de systèmes inefficaces.

«C’est un travail de longue haleine; on passe dans les bâtiments et on repasse, explique M. Demers. Ce n’est pas nécessairement de la malveillance, mais parfois [...] on a un faux sentiment de sécurité : on croit qu’il est fonctionnel, mais malheureusement il ne l’est pas.»

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