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Des parcours diversifiés à «La Voix»

Samuel Pradier

 - Agence QMI

ART-LA VOIX 7

COURTOISIE OSA IMAGES ET TVA

Les candidats de la première ronde des auditions à l’aveugle de «La Voix» ont eu des parcours différents et diversifiés.

Jacob Guay: le Justin Bieber québécois

Il y a quelques années, Jacob Guay a connu un certain succès dans le milieu de la musique. Après une première prestation à «L’école des fans», il a travaillé avec le producteur Karl Wolf, qui a notamment participé aux premiers albums de «Star Académie».

«On a ensuite lancé la chanson ¨Si j’aime¨ qui a vraiment très bien marché. Même en France, les gens pensaient que j’étais le Justin Bieber québécois. On a fait un gros ¨buzz¨ sur internet.»

Dernièrement, le jeune chanteur a tenté une nouvelle percée en France en participant à l’émission «The Voice Kids».

«C’était toute une expérience, le public français est complètement différent. J’étais déjà pas mal nerveux d’aller sur le plateau pour faire ma performance. J’ai rencontré tellement de jeunes artistes durant mon séjour là-bas. J’ai reçu plein de bons conseils, c’était vraiment une expérience exceptionnelle.»

 

Samantha Neves: la persévérance incarnée

Chaque année depuis sept ans, Samantha Neves tente sa chance aux préauditions de «La Voix». À deux reprises, elle a pu passer l’audition à l’aveugle, sans qu’aucune chaise ne se retourne, et sans que sa prestation ne soit diffusée.

«Chaque fois, je me demandais pourquoi je m’infligeais cette pression énorme. Mais quand on est passionné par quelque chose, on veut vivre le plus d’expériences afin d’y arriver. Je ne voulais pas lâcher, je voulais persévérer jusqu’à réussir à atteindre mon but.»

Ces nombreuses expériences ont au moins permis à la chanteuse de se familiariser avec l’environnement de l’émission. «Je savais à quoi m’attendre. En revenant pour une troisième fois, j’étais plus à l’aise et moins stressée.»

Au fil des ans, elle reconnaît avoir acquis beaucoup plus de maturité. «J’ai aussi un style plus défini qu’avant. La première fois, j’avais seulement 16 ans, j’étais beaucoup trop jeune. Cette année, j’y suis allée avec une énergie différente. J’avais moins de pression, je n’avais pas de poids sur les épaules.»

 

Ferline Regis: sortir de sa zone de confort

Professeure de chant à Ottawa, Ferline Regis a longtemps hésité avant de se présenter aux préauditions de «La Voix». «Des membres de ma famille, mes élèves et leurs parents m’ont souvent conseillé de participer à l’émission. Mais je trouvais toujours mille et une raisons pour ne pas y aller, que ce soit la peur, mon âge – j’ai 43 ans – ou encore la peur de l’échec.»

C’est en discutant avec sa nièce, qu’elle considère comme sa fille, que Ferline a pris la décision d’aller de l’avant.

«Mon père m’a inculqué des valeurs importantes: viser haut, prendre ma place, ne pas laisser les obstacles m’empêcher d’atteindre mon objectif. Je sais que je peux avoir un impact dans la vie de ma nièce, mais aussi pour toutes les jeunes filles. Je me suis dit que j’allais mettre mes valeurs en pratique en allant à ¨La Voix¨, malgré toutes mes peurs.»

Ferline Regis a choisi d’intégrer l’équipe de Marc Dupré parce que, selon elle, il va pouvoir la sortir de sa zone de confort. «Je chante beaucoup de gospel et de soûl, et je crois qu’il va m’aider à aller vers d’autres styles, et donc toucher encore plus de gens.»

 

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