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Les femmes toujours sous-représentées dans les sciences

TVA Nouvelles et Agence QMI

Le Centre des sciences de Montréal s’est servi de la journée mondiale des femmes de sciences, ce dimanche, pour interpeller la relève féminine, encore sous-représentée dans ce milieu.

Au courant de la journée, on a ainsi donné accès au Centre gratuitement à des centaines de jeunes femmes. L'objectif : faire connaître le monde scientifique et espérer avoir de la relève.

«On veut accueillir plein de filles pour qu'elles prennent le pouls de ce qui se passe en science à Montréal, explique la directrice de la programmation au Centre des sciences de Montréal, Cybèle Robichaud. Il y a beaucoup d'entreprises qui embauchent dans les domaines scientifiques de pointe, donc on veut stimuler vraiment leur intérêt.»

En ce moment, on répertorie seulement 20% des femmes dans le domaine de la science.

«Ce qu'on sait, c'est qu'il y a seulement une femme sur cinq dans les travailleurs actifs, soulève Mme Robichaud. On aimerait que ça monte, ces statistiques-là. Plein de femmes inspirantes qui travaillent en sciences ont des carrières vraiment stimulantes. Elles sont là pour rencontrer nos visiteurs aujourd'hui.»

«On a différentes manières de penser, différentes méthodologies. Ces différences vont ouvrir des avenues à explorer qui n’ont peut-être pas été vues par les gars», a expliqué la biologiste Isabel Julian.

Emplois variés

C’est justement le cas de Catherine Lefebvre, qui travaille comme agente de liaison scientifique dans l'équipe de recherche fondamentale chez Element AI, une entreprise qui compte 500 employés. La compagnie a été développée il y a deux ans seulement et est en plein essor. On y développe des solutions d'intelligence artificielle pour améliorer la prise de décisions pour les grandes entreprises.

Elle est à même de le constater : du côté scientifique de l’entreprise, les femmes sont sous-représentées.

«La première étape, c'est d'avoir une visibilité sur ce qui est possible, et montrer aussi que l'intelligence artificielle, c'est un domaine qui est en pleine émergence, donc il y a des gens d'un peu partout, de différents domaines», répond-elle, lorsque questionnée sur ce qu’il faudrait faire pour attirer plus de femmes.

«Je viens de la physique; il y a des gens en informatique, des gens en neurosciences. Donc, il y a plusieurs voies qui amènent à travailler dans l'intelligence artificielle. Le nombre d'applications est varié, autant pour des trucs très, très, très spécialisés, concrets, de développement d'algorithmes, aussi pour ce que je dirais des causes sociales, travailler en collaboration avec des artistes. Donc, ça peut intéresser tous les gens. Et les talents, ce n'est pas juste les hommes, il y a les femmes aussi.»

Il faut maintenant stimuler les intérêts des filles pour ces domaines, estime Stéphanie Jecrois, de Technovation Montréal.

«Souvent, les gens vont dire que les filles sont moins intéressées par les sciences, je pense qu’aujourd’hui, on voit que ce n’est pas le cas. Souvent, elles ne sont pas exposées à tout ce qui touche les métiers en technologie », a-t-elle dit.

Environnement et faune

Iris Tremblay, 8 ans, est venue en compagnie de sa cousine Adèle Marcoux, également âgée de 8 ans, et de leurs pères. Elle pourrait devenir scientifique un jour.

«J’aimerais bien m’occuper des animaux. S’il y en a qui sont malades, je pourrais les sauver», a-t-elle dit.

Les activités sur la faune et l’environnement étaient d’ailleurs très populaires auprès des jeunes, dimanche.

«J’ai découvert qu’il faut faire attention à la planète», a dit Fanny Grandchamp, 9 ans, qui souhaite un jour travailler en environnement.

-D'après les informations de Kariane Bourassa