/news/law

Absolution pour un «troll», étudiant en enseignement, qui a publié sur Facebook des propos de nature pédophile

Sophie Côté | Journal de Québec

Un «troll», étudiant en enseignement, qui a été déclaré coupable pour avoir tenu des propos indécents de nature pédophile sur un groupe Facebook s’en tire sans casier judiciaire.

La juge Rachel Gagnon a cru les excuses et les remords exprimés par Justin Parent-Bois, 25 ans, qui a dit avoir «honte» des propos qu’il a tenus en octobre 2017 sur un groupe fermé nommé «Devenir mère, une histoire de criss de cruches» comptant 10 000 membres.

L’étudiant en enseignement de l’histoire à l’Université Laval avait écrit une publication très vulgaire qui laissait croire aux membres qu’il était à la recherche d’enfants pour les agresser sexuellement.

Lors de son interrogatoire policier, il avait dit avoir écrit ces «mauvaises blagues» parce qu’il «trippait» à voir réagir les mères du groupe. Il a été reconnu coupable d’avoir transmis une communication indécente avec l’intention d’alarmer ou d’ennuyer celles-ci.

«J’ai appris de mes erreurs et plus jamais je ne me retrouverai dans une situation pareille», a-t-il soutenu lors des représentations sur la peine.

Pour se rendre à la suggestion de la défense d’une absolution inconditionnelle, la magistrate a conclu qu’il s’agissait d’une «erreur de parcours» de l’homme, sans antécédent judiciaire.

Depuis son arrestation il y a un an, Parent-Bois a dû abandonner une partie de son programme d’études, a perdu quatre emplois et a été renvoyé d’une ligue de hockey en raison de cette affaire, médiatisée.

«Après mûre réflexion, j’estime que j’ai perdu mon bon jugement en me laissant entraîner par l’atmosphère de délire et d’humour noir sans filtre qui régnait sur le groupe», a-t-il affirmé au Tribunal, avant d’ajouter qu’il se portait «mieux» depuis qu’il n’a plus accès aux réseaux sociaux, en vertu de ses conditions sur remise en liberté.