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Guide pour contrer la violence dans les arénas

Mathieu Horth Gagné | Agence QMI

Si l’attitude de certains parents fait encore grincer des dents dans les arénas du Québec, les intervenants du milieu du hockey ont maintenant un nouvel outil pour tenter de contrer ces comportements.

Le «Guide de gestion de cas au hockey concernant les comportements inacceptables impliquant les parents» a été lancé par la ministre Isabelle Charest, lundi, dans les bureaux de Hockey Québec à Montréal.

«Le guide donne des références. Il est un peu un mode d’emploi pour intervenir dans ces situations», a expliqué la ministre déléguée à l’Éducation et ministre responsable de la Condition féminine.

«La plupart du temps, on se sent démuni, a-t-elle ajouté. Je suis moi-même maman d’un joueur de hockey et j’ai été témoin de certaines situations.»

Intervenir

Le document, réalisé par Équijustice Arthabaska/Érable, un organisme voué à la justice réparatrice et à la médiation citoyenne, invite les parents ou les autres personnes présentes à intervenir en cas de débordement dans les gradins et ailleurs dans l’aréna. Toujours en respectant ses limites.

Équijustice Arthabaska/Érable, qui s’appelait alors Pacte Bois-Francs, a réalisé un projet de prévention de la violence avec l’Association de hockey mineur de Victoriaville en 2011. Six ans plus tard, l’organisme a été approché par le ministère de l’Éducation pour élaborer le guide présenté lundi.

«Les gens ne sont pas nécessairement mal intentionnés, a indiqué Mélanie Bourque, intervenante pour Équijustice Arthabaska/Érable. Souvent, les gens vont se sentir mal et vont vouloir aller s’excuser d’eux-mêmes. Il ne faut pas diaboliser les spectateurs au hockey, mais il est aussi important d’intervenir.»

«Ce ne sont pas toutes les personnes qui sont en mesure de la faire, a pour sa part indiqué Paul Ménard, directeur général de Hockey Québec. L’approche, ce n’est pas pour tout le monde. Toutefois, qu’on ne vienne pas me dire que dans un aréna, il n’y a pas au moins une personne en mesure d’agir.»

Prévenir plutôt que guérir

En publiant ce nouveau guide, Mme Charest espère pouvoir s’attaquer aux problèmes de comportement en amont plutôt que sévir.

«Je crois en la formation, a-t-elle dit. Il faut reconnaître que certains comportements sont inadmissibles et se donner les moyens de les contrer. J’espère que nous n’aurons pas besoin d’aller dans le coercitif, dans la punition.»

Cependant, la prévention n’est pas suffisante dans certains cas. «Dans le passé, nous avons déjà eu une rivalité dans un secteur et nous avons dû demander aux gens de l’Association de hockey mineur d’être présents dans les gradins avec les parents», a raconté M. Ménard.

Et si la situation s’envenime encore plus, il y a une dernière étape à franchir. «S’il n’y a plus de solution, il en reste une et c’est d’appeler les policiers.»

Un de trop

Les différentes histoires de débordement dans les arénas arrivent aux oreilles de Hockey Québec. La Fédération tient toutefois à dire que la plupart de ses événements se déroulent sans heurt.

«Il y a plus de 3000 matchs de hockey toutes les fins de semaine et nous n’avons pas 3000 cas à régler le lundi matin, a indiqué M. Ménard. Mais s’il y en a un, c’est un de trop.»

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