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Le gouvernement dénonce une «campagne de peur» au sujet de la réforme de l’immigration

Patrick Bellerose | Journal de Québec

Le gouvernement Legault refuse les critiques sur sa réforme de l’immigration qui annulera 18 000 dossiers en attente et blâme une cabale de l’opposition libérale.

«Les libéraux nous ont habitués à leurs campagnes de peur», a répliqué le premier ministre François Legault au Salon bleu mardi, face aux attaques du chef intérimaire libéral, Pierre Arcand, qui lui demandait de faire marche arrière.

Quelques minutes plus tôt, son ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, avait utilisé les mêmes termes pour dénoncer les nombreuses sorties du PLQ et de QS depuis le dépôt du projet de loi 9. Jeudi dernier, Québec a annulé d’un trait de plume les 18 000 dossiers en attente – dont certains depuis des années – en invitant les candidats à appliquer plutôt à travers un nouveau système de déclaration d’intérêts.

Le ministre Jolin-Barrette a d’ailleurs blâmé les libéraux pour les problèmes de communications qui plombent son message depuis la semaine dernière. «La confusion provient du fait que le Parti libéral [du Québec] fait une campagne de peur, a-t-il commenté. Dans un dossier comme celui-ci, où on souhaite réformer le système en matière d’immigration, c’est important de s’assurer que les choses sont faites dans l’ordre. C’est ce que j’ai fait, mais le Parti libéral [du Québec] fait peur aux gens...»

De son côté, le Parti québécois, peu présent sur le sujet depuis jeudi, a également affirmé sur Twitter mardi que «le PLQ et QS font des campagnes de peur sur le dos des immigrants en faisant croire à des ‘‘expulsions’’ alors qu'il n'en est rien». «De l'autre [côté], [le ministre Simon Jolin-Barrette ] parle de ‘‘pédagogie’’ alors qu'il a lui-même provoqué l'incertitude la plus totale avec ses contradictions!», écrit la porte-parole péquiste en matière d’immigration, Catherine Fournier.

Nouvelle directive

Par ailleurs, le ministre Jolin-Barrette a annoncé mardi que son ministère communiquera par écrit avec les 18 000 candidats à l’immigration afin de préciser les démarches qu’ils peuvent entreprendre afin de relancer leur processus d’immigration au Québec. 

Un premier courriel envoyé jeudi a semé la confusion en affirmant d’abord que les candidats n’avaient aucune action à poser pour le moment, avant d’ajouter plus loin qu’ils pouvaient soumettre leur déclaration d’intérêt, sur la plateforme Arrima. 

 

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