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Meurtres d’enfants: «les tribunaux parfois un peu trop cléments»

TVA Nouvelles

L’enquête sur la mort d’un bébé de cinq mois à Sainte-Marthe-sur-le-Lac s’annonce difficile et complexe, mais les experts qui se penchent sur les morts violentes d’enfants sont bien outillés au Québec.

L’ex-sergent de la Sûreté du Québec, Jean-François Brochu, a expliqué au Québec Matin, ce que les policiers enquêteurs doivent démontrer devant le tribunal dans ce type de dossier.

«D’abord il faut déterminer la cause du décès, qui est une première difficulté et ensuite le lien de causalité entre les gestes posés par l’accusé et le décès de l’enfant», explique-il.

Il souligne que ce type d’enquête est effectivement difficile, mais que plusieurs ressources peuvent collaborer et soutenir les enquêteurs.

«Heureusement il y a le Comité d’examen de décès d’enfants, les bureaux des coroners qui sont très au fait et très allumés là-dessus, les hôpitaux de Montréal, dans ce cas-ci, le Montreal Children», précise-t-il.

Des pédiatres québécois sont également renommés en ce qui a trait aux causes de blessures et décès d’enfants.

«Nous sommes la province la mieux outillée pour répondre à ça au Canada. En France il peut y avoir des meurtres d’enfants qui passent complètement sous le radar, parce que le corps est envoyé directement aux pompes funèbres.»

Crimes dans l’intimité

Les crimes violents perpétrés envers les enfants se déroulent souvent dans l’intimité, où il y a peu ou pas de témoins, une difficulté additionnelle pour les enquêteurs.

«Peut-être que c’est le cas ici; peut-être aura-t-on des aveux de l’auteur du crime».

Selon l’ex-policier, les peines pour ces crimes crapuleux ne sont jamais assez sévères.

«Souvent les tribunaux ont tendance à être un peu trop cléments. On voit les familles, et les dommages causées dans les familles», conclut-il.

 

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