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Aux écoles de décider du sort des crucifix

TVA Nouvelles

Le gouvernement Legault s’en remet aux directions d’école pour décider du sort des crucifix accrochés dans les salles de classe.

Les écoles du Centre-du-Québec ont dû retirer les christs en croix de leurs locaux la semaine dernière, à la suite d’une directive de la Commission scolaire de la Riveraine.

Au cabinet du ministre Jean-François Roberge, on refuse de prendre position. «Nous faisons confiance au bon jugement des directions d’école dans ce dossier», a précisé son porte-parole.

Après plusieurs jours de recherche, les fonctionnaires ne trouvent aucune trace d’une consigne, datant d’une dizaine d’années, qui aurait été envoyée aux commissions scolaires au sujet des crucifix qui ornent encore certaines salles de classe.

«Vieille directive»

C’est pourtant en se basant sur une «vieille directive», émanant du ministère de l’Éducation, que le secrétaire général et directeur des services éducatifs de la Commission scolaire de la Riveraine a jugé bon de faire décrocher les christs en croix.

«Ça doit faire une dizaine d’années, on nous avait demandé, au moment où les écoles ont été rebaptisées laïques, de retirer les crucifix dans les classes. Dans les écoles, l’opération était faite, je vous dirais, à 90% ou 95%, mais la semaine dernière, il y a quelqu’un qui m’a dit qu’il était allé dans une école et qu’il avait encore vu un crucifix accroché dans une classe, donc moi j’ai fait un simple rappel aux directions d’école de la consigne qui avait été émise», a affirmé Pascal Blondin, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Le gouvernement Legault s’apprête à déposer un projet de loi sur la laïcité, qui interdira les signes religieux chez les juges, policiers, gardiens de prison, procureurs de la Couronne, mais aussi chez les enseignants.

Parallèlement, la CAQ ne souhaite pas toucher au crucifix qui trône au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale.

Rappelons qu’en 2017, la décision du CHU de Québec de décrocher le christ en croix qui orne le hall d’entrée de l’hôpital Saint-Sacrement avait créé la controverse. Le crucifix a depuis retrouvé sa place sur le mur de l’établissement.