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Entente entre Hydro et Amazon: Legault trouve «important» que les entreprises puissent négocier

Agence QMI

Caucus de la CAQ au casino de Gatineau

Marc DesRosiers/AGENCE QMI

Le premier ministre François Legault défend les bas tarifs d’électricité consentis par Hydro-Québec aux entreprises qui «créent des emplois payants» comme Amazon, mais refuse de dire si une entente particulière a été conclue avec la multinationale américaine.

«Le Journal de Québec» révélait mercredi qu’Hydro-Québec a conclu des «ententes secrètes» avec Amazon sur le prix du kilowattheure qu’elle paiera pour son futur centre de données de Varennes, en Montérégie.

Selon le quotidien, Amazon aura droit au tarif de 3,95 cents du kilowattheure prévu pour les centres de données, en plus d’un rabais de 20 % la première année, de 15 % la deuxième, de 10 % la troisième et de 5 % pour les suivantes.

«Je pense que c’est important qu’Hydro-Québec ait la possibilité de négocier avec des entreprises», a dit M. Legault lors de la période de questions, mercredi, sans toutefois indiquer si une telle entente avait bel et bien été paraphée avec Amazon.

«Si Hydro-Québec a une confirmation qu’il y a des retombées pour l’économie du Québec, alors oui, ces entreprises peuvent avoir accès à un tarif spécial», a-t-il ajouté.

Entente secrète?

Pour sa part, le ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, refuse de parler d’une «entente secrète», même si son cabinet reconnaît que des règles de confidentialité empêcheraient Hydro-Québec de dévoiler le contenu d’une discussion commerciale entre Hydro-Québec et le géant du web.

«Il n’y a pas d’ententes secrètes, ici. Il y a un tarif, le TDE, tarif de développement économique, à 3,95 cents du kilowattheure, qui est prévu. Et, naturellement, pour avoir accès à ce tarif-là, il faut faire certaines démonstrations en termes de développement économique, en termes de création d’emplois», a-t-il expliqué.

Pour sa part, la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé voit comme une subvention à une entreprise milliardaire l’attribution d’un tarif d’électricité négocié à Amazon.

«Les tarifs spéciaux, ce n’est pas qu’on est contre, mais pas pour des entreprises milliardaires. Il y a des citoyens qui se font débrancher leur électricité toutes les semaines parce qu’ils n’arrivent pas à payer leur compte. Est-ce que le premier ministre trouve ça juste que cet argent serve à l’homme le plus riche du monde?», a-t-elle demandé en référence au grand patron d'Amazon, Jeff Bezos, qui vaut 136,1 milliards $ US selon Forbes, soit environ 180,2 milliards $ CAN.