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La STM veut faire cesser des moyens de pression «illégaux»

Agence QMI

GEN-VISITE DU CENTRE DE TRANSPORT DE LA STM

Dario Ayala / Agence QMI

La Société de transport de Montréal (STM) s’est tournée vers le Tribunal administratif du travail pour que cessent «les actions de ralentissement de travail» du syndicat représentant ses employés d’entretien.

Une demande en ce sens a été déposée mercredi matin.

Selon la direction de la STM, «cette série de moyens de pression [...] a un impact sur le service auquel la population a droit», a-t-on expliqué sans d’autres détails.

La STM demande au tribunal de déclarer illégales lesdites actions, en plus d’exiger qu’elles cessent.

Dans un communiqué, le Tribunal a convoqué les deux parties, jeudi matin, à Montréal. «L'employeur allègue que malgré le nombre d'heures travaillées plus élevé en 2019 que lors des années précédentes, le nombre d'autobus disponibles pour le service à la population est, pour sa part, au plus bas, ce qui entraîne des [coupes] de service», a-t-on précisé.

De son côté, le Syndicat du transport de Montréal (CSN) a assuré qu’il «ne recommande aucun moyen de pression illégal à ses membres».

«Le nombre d'autobus immobiles est plus élevé en ce moment en raison d'enjeux de fiabilité des autobus, du peu d'entretiens préventifs et du climat difficile que nous connaissons cet hiver», a précisé le syndicat, enjoignant d’ailleurs la partie patronale de revenir à la table de négociation, «plutôt que de tenter des manœuvres devant le Tribunal administratif du travail qui ne feront que nuire au bon déroulement des négociations qui s'étirent depuis bientôt deux ans».

Les quelque 2400 employés d’entretien de la STM sont en discussion avec l’employeur depuis 2017 sur le renouvellement de leur convention collective. Les négociations achoppent notamment sur la question des horaires.

En novembre dernier, le Tribunal avait déjà statué que des moyens de pression exercés par des salariés de la STM, membres du Syndicat du transport de Montréal (CSN), étaient illégaux. Mécaniciens, électriciens et autres employés des centres de transport et des ateliers avaient alors cessé de travailler de façon concertée.

Le Syndicat du transport de Montréal avait annoncé en août dernier que le réseau de bus risquait d’être perturbé dans le cadre d’une grève des heures supplémentaires et il envisageait même de se battre devant le tribunal afin de pouvoir réduire les services d’autobus en cas de grève des employés d’entretien.

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