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Le «cancer du bâtiment» frappe encore

Patricia Hélie | TVA Nouvelles 

Une famille d'Hérouxville devra se résigner à démolir sa maison envahie par la mérule pleureuse, un champignon surnommé le «cancer du bâtiment» qui s'attaque au bois, drainant son humidité et entraînant sa décomposition.

Dans le vide sanitaire, le plancher de toute une partie de la maison est tapissé de champignons, tandis que la structure est aussi affectée. «Le mur porteur est atteint. Il a baissé d'un quart de pouce. Le gypse est craqué à travers la feuille, pas dans un joint», a expliqué Steve Frigon.

Pour prévenir la propagation du champignon, pratiquement tout le contenu de la maison devra être envoyé aux ordures, à l'exception du plastique, du verre, du métal et ce qui peut être soigneusement sablé.

Décontaminer et rénover la demeure coûteraient près de 200 000 $, soit deux fois la valeur actuelle de la maison. De plus, le couple a récemment investi 80 000 $ pour l'agrandir, si bien qu'il n'a pas les moyens de payer pour les travaux.

«C'est un vrai cauchemar», a résumé Angie Garceau, en soulignant «qu'une maison, c'est l'investissement d'une vie».

Heureusement pour la famille, Québec offre un programme d'aide aux victimes de la mérule pleureuse. La demande du couple a été acceptée, mais il manquera quand même 50 000 $ pour reconstruire, croit M. Frigon.

«L'hypothèque ne disparaitra pas avec la démolition. Tous ce qu'on avait, on l'a investi dans l'agrandissement», a-t-il déploré.

Pour trouver les fonds nécessaires, la famille a lancé une campagne de socio-financement sur le site www.gofundme.com/la-famille-frigon. Le couple espère aussi obtenir de l'aide pour effectuer une partie des travaux, afin de réduire la facture au minimum.