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Les prix du déneigement pourraient augmenter l’an prochain

Elisa Cloutier | Journal de Québec

AGENCE QMI/AGENCE QMI

La saison du pelletage est encore bien loin d’être terminée, alors qu’une autre tempête s’annonce vendredi. Cette nouvelle bordée décourage les déneigeurs, qui pourraient être forcés de gonfler leurs prix l’an prochain.

Le répit sera de courte durée. Cette autre dépression, de moindre ampleur heureusement, devrait apporter des accumulations de neige d’environ 10 à 15 centimètres.

Et l’hiver n’a pas dit son dernier mot. « Parfois, le mois de mars nous réserve des surprises. Des systèmes vigoureux peuvent toujours survenir, même jusqu’au cœur du mois de mars », rappelle le météorologue Simon Legault.

Des centimètres de neige qui donnent du fil à retordre aux déneigeurs, qui affirment être « complètement débordés » cette année. « Avec la tempête d’aujourd’hui, notre hiver est fait, s’il arrêtait de neiger vendredi, on aurait notre quantité de neige pour l’hiver », affirme Gilles Gauthier, de Paysagement Fine Pointe à Québec.

Essuyer les pertes appréhendées

Résultat, les prix des contrats de déneigement seront vraisemblablement gonflés l’an prochain pour essuyer les pertes appréhendées cette année.

« Je parlais avec d’autres déneigeurs et ils m’ont dit qu’ils marchaient déjà sur la carte de crédit cette année. On travaille dans le vide », affirme M. Gauthier.

« La dernière fois que nous avions augmenté, c’était après l’année record de 2008. Nous n’aurons pas le choix [d’augmenter l’an prochain], puisque tout autour augmente, le coût de la machinerie, le coût du diesel, les problèmes de main-d’œuvre », mentionne pour sa part Guillaume Lebeau, de Lebeau Gazon et Déneigement.

« C’est qu’on travaille aussi quand il ne neige pas. La Ville va souffler la semaine prochaine, donc on doit déneiger les entrées par la suite. On en a encore pour toute la semaine », poursuit-il.

Beaucoup d’heures de travail

Plusieurs déneigeurs joints par Le Journal en pleine tempête mercredi affirment que cette nouvelle bordée a fait exploser le nombre d’heures travaillées par leurs équipes.

La plupart d’entre elles ont d’ailleurs commencé leur quart de travail vers 1 h du matin et ont terminé leur journée vers 18 h.

« Ça me fait beaucoup penser à l’année de 2008. On voit les heures monter très rapidement et ce n’est pas fini », affirme Jean-François Roberge, de Paysagement Pro à Saint-Nicolas, qui envisage déjà un déficit pour cet hiver.

« Plus on travaille, plus il peut y avoir des bris de machinerie par exemple, et ça diminue la rentabilité », poursuit-il.

– Avec la collaboration de Dominique Lelièvre