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Tempête: les autobus s’en tirent à bon compte

Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Avec de grandes artères bien déblayées et peu de voitures sur les routes, les personnes qui ont pris l’autobus mercredi s’en sont tiré à bon compte, même si des retards de plus de 10 minutes ont touché environ un quart de la flotte de la Société de transport de Montréal (STM) au plus fort de la tempête.

«Le nombre réduit d’automobilistes sur la route, qui se constatait aisément sur le terrain, a facilité le passage de nos bus ainsi que les opérations de déblaiement, ce qui contribuait en retour à l’efficacité de nos opérations», a expliqué Philippe Déry, porte-parole pour la STM.

C’est pendant l’heure de pointe matinale, alors que la neige continuait de tomber et que les Montréalais se dirigeaient au travail ou à l'école, que la situation a atteint son taux critique, avec environ 25 % des autobus qui accusaient des retards importants.

GEN-TEMPETE-AUTOBUS

CAMILLE DAUPHINAIS-PELLETIER/24 HEURES/AGENCE QMI

 

Trajet coloré

La situation est rapidement revenue à la normale en termes de ponctualité des autobus, mais des scènes inusitées ont continué à distraire les passagers des autobus tout au long des trajets.

Une balade dans la 165 Côte-des-Neiges a permis d’en observer plusieurs. Alors que l’autobus s’apprêtait à s’élancer dans la côte enneigée à partir de la station Guy-Concordia, un homme a traversé la rue en ski de fond, au grand bonheur d’une jeune passagère qui a lancé un cri d’exclamation.

Si le chauffeur faisait bien attention de s’immobiliser devant les traces de pas qui fendaient les bancs de neige à chaque arrêt d’autobus, un homme qui est descendu à l’arrêt Forrest Hill n’a pas eu le choix de mettre le pied dans un banc de neige vierge... et y a calé jusqu’aux genoux.

Plus loin, à la hauteur de la rue Decelles, l’attention du chauffeur a été attirée par un homme qui attendait l’autobus presque complètement dissimulé par la neige, et qui agitait l’un de ses bâtons de marche pour être sûr de se faire voir.

Puis, à quelques mètres de la station Côte-des-Neiges, l’autobus a dû slalomer entre pas moins de quatre déneigeuses et un camion de livraison, tout ça en arrivant pile à l’heure à chacun des arrêts.

Les chauffeurs et chauffeuses devaient aussi prêter une oreille attentive à l’information sur l’état des routes qui défilait sur leur émetteur-récepteur mobile; au fil des observations météo, des détours ont été mis en place pendant la journée sur certains tronçons comportant des pentes plus prononcées, notamment pour éviter les côtes Ridgewood et Remembrance (ligne 11) ainsi que Peel (ligne 107).

Petites rues

C’est surtout sur les plus petites rues que les autobus roulaient plus lentement qu’à l’habitude, puisqu’elles étaient moins bien déblayées que les artères – et que des dizaines de résidents du secteur s’affairaient à déneiger leurs voitures de chaque côté de la rue.

Dans la 141 Jean-Talon Est, sur la rue Des Ormeaux, la vitesse de croisière un peu plus lente permettait d’observer les mines d’étonnement des gens qui sortaient chez eux en constatant que leur voiture était carrément ensevelie.

Le seul pépin du trajet est survenu alors qu’une remorqueuse bloquait la rue en faisant une manœuvre, mais celle-ci n’a occasionné que deux minutes de retard.

La STM souligne quand même que les déplacements peuvent encore être perturbés au cours des prochains jours, alors que les opérations d’enlèvement de la neige seront menées.