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«Je soutiendrai notre sœur Jody Wilson-Raybould»

Agence QMI

POL-Réforme de la justice

MAXIME HUARD/AGENCE QMI

L’Assemblée des Premières nations Québec-Labrador s’est dite «fort préoccupée» par la démission de la ministre d’origine autochtone Jody Wilson-Raybould.

Son chef Ghislain Picard, a estimé jeudi que des questions entourant son départ, dans la foulée d’allégations de pressions faites à son égard par le bureau du premier ministre Justin Trudeau concernant une poursuite contre SNC-Lavalin, «demeurent sans réponse».

Il a vanté l’ex-ministre qui a représenté les autochtones de Colombie-Britannique avant de se lancer en politique sur la scène fédérale avec les libéraux de Justin Trudeau.

«J'ai travaillé avec Jody pendant l'une des périodes les plus difficiles que nous ayons eues sous le gouvernement Harper. Elle est une dirigeante forte, profondément engagée à faire ce qui est le mieux pour son peuple. Elle est toujours prête à négocier tout en respectant les normes les plus strictes en ce qui concerne nos principes», a déclaré le chef Picard par communiqué.

«Je soutiendrai notre sœur Jody. S'il y a un moment où elle a besoin de notre soutien et de notre solidarité, c'est maintenant», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, huit sénateurs ont aussi fait connaître jeudi leur soutien envers celle qui a été la première autochtone à devenir ministre de la Justice et procureure générale du Canada.

«Elle a fait preuve d’une grande force de caractère, d’intégrité et de dévouement afin de moderniser le système de justice et de favoriser la réconciliation. Ses réalisations passeront à l’histoire et inspireront les autochtones (hommes, femmes et jeunes) à apporter leur contribution dans leur collectivité et en politique», ont écrit les sénateurs Margaret Dawn Anderson, Yvonne Boyer, Dan Christmas, Lillian E Dyck, Brian Francis, Sandra Lovelace-Nicholas, Mary Jane McCallum et Murray Sinclair.

Jody Wilson-Raybould se trouve au centre d’une controverse d’ingérence politique alléguée du bureau de premier ministre Trudeau visant à éviter un procès à la firme d’ingénierie SNC-Lavalin. Elle a démissionné lundi de son poste de ministre des Anciens Combattants.

Tenue au secret professionnel en tant qu’ancienne procureure générale, Mme Wilson-Raybould a affirmé qu’elle s’affaire à déterminer ce qu’elle pourra «légalement» dire au sujet de cette controverse. Elle a d’ailleurs sollicité les services de l’avocat Thomas Albert Cromwell, qui a été juge à la Cour suprême du Canada jusqu’en 2016.

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