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Un élève arrêté pour menaces de mort ayant mené au confinement à la Quebec High School

Dominique Lelièvre et Jean-François Racine | Journal de Québec

FD-MENACE  ECOLE  QUEBEC  HIGHT SCHOOL

Marc Vallières/Agence QMI

Un élève d’âge mineur a été arrêté pour menaces de mort à la suite des mesures de confinement à l’école Quebec High School vendredi.

Les quelque 350 élèves de l’école et leurs parents ont vécu des moments d’angoisse alors que des menaces transmises au moyen d’un réseau social ont mené au déclenchement d’une opération policière d’envergure.

La police de Québec est intervenue concernant des propos menaçants diffusés sur les médias sociaux à l’endroit des élèves et du personnel de l’établissement scolaire. Les propos étaient de nature à menacer l’intégrité physique des personnes. Personne n’a été blessé.

Les enquêteurs ont rencontré certains étudiants et un élève de l’école a été arrêté pour menaces de mort. Il n’y aurait pas d’autre élève visé pour le moment et cet incident ne serait pas relié avec un dossier similaire survenu aujourd’hui dans la région de Saint-Hubert.

Après avoir été confinés pendant environ trois heures à l’intérieur de leurs classes, puis dans le gymnase de l’établissement, les écoliers ont appris avec soulagement que la menace était écartée et qu’ils étaient maintenant libres de quitter les lieux. Les cours de l’après-midi ont été annulés.

Au moins un étudiant aurait pris connaissance de ces propos et en a informé la direction vers 10 h. «L’étudiant a été voir son directeur, et, tout de suite, celui-ci a sécurisé l’école, les étudiants, et le 911 a été contacté. Tout a été fait rapidement», a expliqué Jean Robert, vice-président de la commission scolaire Central Quebec.

M. Robert a de son côté insisté sur le caractère «très, très sérieux» des événements, même si la menace ne s’est heureusement pas avérée.

Sous les bureaux

L’incident a mené au déclenchement de mesures exceptionnelles dans l’école de l’avenue Belvédère, à Sainte-Foy, tandis qu’un important dispositif de sécurité était mis en place par les policiers. Pendant quelques instants, les élèves ont même dû se cacher sous leurs bureaux.

«Nous avons pris la situation très au sérieux», a déclaré Mélanie Jobin, porte-parole du SPVQ.

«Au début, on a eu peur un peu, mais, à la fin, ça s’est corrigé. Ils nous ont dit que nous étions en sécurité», a relaté un élève de secondaire 2. «Les professeurs ont bien réagi. Ils ont pris toutes les mesures qu’ils devaient prendre», a souligné un étudiant de secondaire 3.

«21 students, 2 adults», pouvait-on lire sur un carton installé dans la fenêtre d’une classe qui était vraisemblablement destiné aux premiers répondants.

La commission scolaire a dépêché des psychologues et des travailleurs sociaux sur place pour offrir de l’aide aux élèves. Un repas leur a été offert.

Parents inquiets

Plusieurs parents inquiets se sont rués vers l’école et se sont d’abord butés à un périmètre de sécurité très étanche, avant que la situation soit rétablie.

«[Mes garçons] m’ont texté. Ils sont embarrés dans les classes. [...] J’ai peur, c’est sûr. J’essaie de me rassurer que ce n’est pas grand-chose, mais on ne sait pas trop ce qu’il se passe. C’est stressant», a indiqué la mère de deux étudiants en secondaire 2 et 3, Isabelle Tremblay.

«On est angoissés. On a quitté le travail pour venir voir ce qu’il se passe. [...] En tant que parents, c’est quelque chose», ont confié un père et une mère qui étaient bloqués à l’extérieur.

Au moment d’écrire ces lignes, le SPVQ ne pouvait dire s’il y a un lien avec le confinement d’une autre école secondaire de langue anglaise, l’Heritage Regional High School de Saint-Hubert, qui a été déclenché sur l’heure du midi. Dans les deux cas, les menaces ont été transmises par les réseaux sociaux, avant d’être écartées.

– Avec la collaboration d’Elisa Cloutier