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L'achalandage au cinéma est une affaire de contenu, juge Vincent Guzzo

Agence QMI

Le nombre de cinéphiles qui fréquentent les salles obscures du Québec est en corrélation directe avec la qualité des films présentés sur les écrans, juge le propriétaire des cinémas Guzzo.

Après avoir connu une hausse de fréquentation de 4,6 % en 2017, les cinémas ont enregistré une baisse de 2,2 % en 2018, pour un total de 19,1 millions d'entrées, a dévoilé l'Institut de la statistique du Québec mercredi.

«Ç'a toujours été ça. Le cinéma a des hauts et des bas», a réagi Vincent Guzzo, dimanche, en entrevue au «Québec Matin», à LCN.

L'entrepreneur a expliqué ce phénomène en évoquant les plateformes d'écoute en continu comme Netflix qui offre des séries «extrêmement bonnes», mais aussi en parlant de la qualité des films qui, peut-être, «ne donne pas envie au monde de se lever à -10 degrés dans une tempête pour aller dans un cinéma et payer 12 $».

«On a dû adapter notre expérience. On a changé des bancs, on a mis des salles IMAX», a expliqué Vincent Guzzo, qui a précisé avoir enregistré une hausse de la fréquentation de 5 % dans ses cinémas au cours de la dernière année.

«Il faut changer d'expérience. Mais, en bout de ligne, c'est le contenu qui est important», a-t-il ajouté.

Vincent Guzzo a aussi noté des différences entre le marché montréalais et celui d'ailleurs au Québec. «Plus il y a de films québécois à grand succès, plus le reste de la province prend de l'importance», a-t-il mentionné, en précisant qu'en contrepartie, certains films américains fonctionnent mieux à Montréal, en raison du facteur «allophone, anglophone et bilingue» de la métropole.

L'arrivée d'un grand nombre de films, notamment d'animation et de superhéros, augure bien pour 2019 en termes de clientèle. «Je pense que, cette année, on va être à la hausse», a soutenu M. Guzzo en guise de conclusion.

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