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Un fraudeur récidiviste au «standing de luxe»

Nicolas Saillant | Le Journal de Québec

gracieuseté

Un fraudeur en liberté conditionnelle «bénéficiaire de l’assurance-emploi», qui roule en «voiture de luxe» et possède «un bateau», devra faire l’objet d’une surveillance assidue.

Voulant sans cesse «donner l’impression d’être riche», le fraudeur récidiviste Éric Lavoie demeure toujours motivé par l’appât du gain. Condamné à 4 ans pour des fraudes totalisant 100 000$, l’homme de 53 ans, en liberté conditionnelle totale depuis novembre 2017, continue d’entretenir son gros train de vie et d’avoir un «standing de luxe».

Bénéficiaire de prestations d’assurance-emploi, Lavoie dit ne pas être inquiet pour l’avenir. Le délinquant indique «n’avoir pas l’intention de retourner sur le marché du travail à brève échéance. [Ses] activités consistaient principalement à effectuer des tâches sur votre maison», indique le rapport de la Commission des libérations conditionnelles.

Pourtant, Éric Lavoie n’a toujours pas débuté le remboursement de 60 000$ en dédommagement à ses victimes que le jugement lui a imposé en janvier 2016.

Résidence secondaire

De plus, son équipe de gestion a reçu l’information comme quoi Lavoie passait du temps dans une résidence secondaire. Le délinquant aurait aussi participé à des négociations menant à la signature d’un bail avec promesse d’achat de cette résidence.

Lavoie s’est aussi «procuré un bateau» qu’il utilise lorsqu’il se rend à cette résidence. De plus, des photos montrant «une serre de cannabis» et des échanges concernant la location ou l’achat d’un véhicule de luxe ont été découverts sur son téléphone.

Rappelons qu’en août 2017, la Commission s’était aussi inquiétée que Lavoie circule avec une voiture de luxe de 55 000$ alors qu’il venait de sortir de prison.

Puisqu’il a complété plus du deux tiers de sa peine, Éric Lavoie ne retournera pas en prison, mais s’est plutôt vu imposer de nouvelles conditions plus strictes, dont celle de divulguer ses avoirs financiers.