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Des scientifiques découvrent ce qu’il y a au fond du Great Blue Hole

TVA Nouvelles d'après CNN

Une équipe de scientifiques est revenue d'une mission révolutionnaire au fond du Great Blue Hole situé au large du Belize, avec de nouvelles observations sur ce qu’on retrouve dans ses profondeurs.

Le Great Blue Hole est le plus grand trou sous-marin au monde, un cénote, mesurant 300 mètres de large et environ 125 mètres de profondeur.

L'équipe de chercheurs était également accompagnée de Fabien Cousteau, le petit-fils de l'explorateur sous-marin Jacques Cousteau, qui a fait connaître le Blue Hole en 1971.

Déterminés à découvrir ce qui se passait dans les profondeurs de cette structure inusitée, les experts ont entrepris leur odyssée en décembre dernier.

À l'aide de deux sous-marins, l'expédition a capté de nouvelles images dans le gouffre et a réussi à créer la première carte 3D de ses profondeurs.

«Nous avons créé notre carte 360 ​​sonar complète et cette carte est maintenant presque terminée. C'est vraiment cool. C'est un balayage sonar en couches superposées de tout le trou de mille pieds de diamètre», a expliqué Erika Bergman, pilote en chef, océanographe et responsable des opérations, en entrevue à CNN Travel.

Great Blue Hole Bezile

Andreas - stock.adobe.com

L’une des découvertes les plus intéressantes est celle de stalactites, situées dans le trou près du fond.

«C’était passionnant, car ils n’avaient pas été cartographiés auparavant, ils n’avaient pas été découverts auparavant», dit-elle.

La scientifique a également déclaré que l'expérience d'être immergée dans ces profondeurs obscures était incroyable.

«La couche de sulfure d'hydrogène est l’une des choses les plus folles à propos du trou».

La couche descend à environ 300 pieds, coupant toute la lumière provenant de la surface.

Ce nuage d'hydrogène sulfuré, un gaz incolore et toxique qui sent les œufs pourris, a une bonne épaisseur. Il est très difficile pour les plongeurs de passer au travers de ce type de nuage que l’on retrouve aussi dans d’autres cénotes.

Mais grâce à leur sonar haute résolution, Bergman et son équipe ont pu tout de même voir les caractéristiques complexes du trou.

«Vous pouvez être à 20 ou 30 mètres d'une stalactite ou d'un gros morceau de mur et le voir dans les moindres détails, mieux que ce que la vue ne pourrait même fournir», dit-elle.

L’équipe a également découvert des formes qui n’ont pas pu être identifiées.

Bonne nouvelle, le gouffre sous-marin était exempt de déchets.