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L’agresseur de l’Université Laval a été expulsé du Canada

Nicolas Saillant | Journal de Montréal

Thierno-Oury Barry, l’auteur d’agressions multiples dans une résidence étudiante de l’Université Laval, a été expulsé du pays une semaine après avoir purgé l’ensemble de sa peine de détention.

Condamné à trois ans de prison en mars 2018 pour des gestes à caractère sexuel sur 12 étudiantes de la résidence Alphonse-Marie-Parent, Thierno-Oury Barry avait obtenu une semi-liberté qui devait prendre acte le 29 janvier. Or, le Guinéen n’avait plus de statut au Canada depuis la révocation de son visa d’étudiant et était donc persona non grata.

Ainsi, dès sa sortie de prison, il a été remis à l’Agence des services frontaliers, qui a procédé à son arrestation en raison de la «mesure d’expulsion» émise contre lui. Barry a ensuite été transporté à la prison de Rivière-des-Prairies.

Cela dit, malgré la mesure de renvoi prononcée, le jeune homme de 21 ans avait deux options pour que son expulsion soit annulée. Il pouvait d’abord faire valoir son point de vue au moment de la révision de sa détention qui a eu lieu 48 heures après son arrestation.

Thierno-Oury Barry a toutefois refusé le transport le menant du centre de détention à cette audition, et la Commission de l’immigration a entériné le maintien en détention jusqu’à son expulsion pour deux motifs: danger et risque de fuite.

 

Il a également été informé de son droit de postuler sous le programme ERAR (examen des risques avant renvoi) pour s’assurer que sa vie ne serait pas en danger dans son pays d’origine, advenant une expulsion. Option qu’il a refusée également.

Expulsion

«Si la personne renonce à soumettre une demande d’ERAR, il n’y a plus d’obstacle à son renvoi», explique l’avocat expert en immigration, Stéphane Handfield. «Il voulait vraiment partir», certifie l’avocat.

La date de son renvoi, qui a été établie au 6 février, a donc été confirmée et Barry a été escorté vers l’aéroport Montréal-Trudeau mercredi dernier pour son expulsion.

«Les agents des services frontaliers l’accompagnent jusqu’à ce qu’il embarque dans l’avion, où il peut y avoir une escorte jusqu’à destination», selon le niveau de risque, explique Me Handfield.

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