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CHSLD: la ministre songe à mettre en place des «équipes volantes»

TVA Nouvelles

La pénurie de personnel qui sévit dans un CHSLD de Granby représente un autre feu à éteindre pour la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants. Des aînés de la Villa-Bonheur sont privés de bain depuis des semaines, le personnel est à bout de souffle.

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Marguerite Blais reconnaît que le manque de main-d’œuvre est un problème de taille.

«On va embaucher du personnel, plus d'aide de service. On va les former en établissements. Il faut que les gens, aussi, aient envie de [travailler]», plaide-t-elle en entrevue avec Sophie Thibault, au TVA 22h.

 

Fort sollicitée depuis le début de son mandat, la ministre rencontrera demain les directions des CISSS et des CIUSSS de l’ensemble du Québec pour trouver des solutions.

«Nous allons parler de cette possibilité, et je dirais même plus que la possibilité, de se mobiliser pour mettre en place des brigades ou des équipes volantes qui pourraient aller au-devant d'une situation comme celle qu'on connaît», soutient la ministre.

«Il faut aussi trouver des mesures d'urgence. J'ai d’ailleurs appris qu'en fin de semaine, il manquait huit préposés aux bénéficiaires [à la Villa-Bonheur]. Bien sûr, il faut se donner une vision à plus long terme, mais quand des situations de cette nature arrivent, eh bien, il va falloir se donner les moyens et le pouvoir...»

Et même si les employés qualifiés ne courent pas les rues, la ministre Blais a bon espoir de pouvoir les attirer dans le réseau.

«On va leur offrir des conditions où le travail sera allégé. Vous savez que les infirmières sont obligées de faire des heures obligatoires. Alors, il y a plein de choses qui sont en train d'être discutées avec la ministre [de la Santé, Danielle] McCann.»

À l’approche du budget, l’une des priorités du gouvernement Legault demeure la situation des aînés, souligne Mme Blais.

«Alors, on va trouver ces solutions-là. Mais pour l'instant, je crois sincèrement que d'avoir des équipes volantes pour aller au secours des établissements qui sont plus à risque [pourrait être une première solution].»

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus

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