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Départ de Gerry Butts: les libéraux encaissent le choc

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

Justin Trudeau a évité les caméras et journalistes en arrivant au Parlement mardi matin, au lendemain de la surprenante démission de son plus fidèle conseiller, Gerald Butts.

M. Trudeau est arrivé au bureau plus tôt qu’à son habitude et n’a pas répondu aux questions d’une petite poignée de médias présents.

Quelques-uns de ses ministres ont quant à eux bien voulu s’arrêter devant la presse avant leur réunion hebdomadaire pour commenter le départ du meilleur ami de leur patron.

Visiblement émue, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a dit qu’il s’agissait pour elle d’un «moment triste».

En démissionnant lundi, Gerry Butts a admis être visé par les allégations d’ingérence politique dans l’affaire SNC-Lavalin. Mais il nie «catégoriquement» être intervenu de façon inappropriée auprès de l’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould.

Le ministre des Finances Bill Morneau est d’avis qu’en quittant, M. Butts veut «protéger sa réputation».

«Je pense que c’est une bonne décision», a affirmé M. Morneau, ajoutant avoir un «énorme respect» pour le principal intéressé.

Homme de l’ombre, Gerald Butts était l’éminence grise du gouvernement Trudeau.

Citant des sources confidentielles, le journal «Globe and Mail» allègue que le bureau du premier ministre a fait d’intenses pressions sur Mme Wilson-Raybould pour aider la firme d’ingénierie à éviter un procès criminel.

Le départ du secrétaire principal du premier ministre n’a fait qu’attiser la suspicion les partis d’oppositions, qui continuent de réclamer des réponses.

Pour le chef conservateur Andrew Scheer, la démission de M. Butts «est le signe le plus clair que l’affaire SNC-Lavalin est beaucoup plus grave que ce que le premier ministre veut admettre».

Le Nouveau Parti démocratique réclamera de son côté aujourd’hui la tenue d’une enquête publique indépendante.

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