/finance/homepage

Le surplus budgétaire sera plus important que prévu, selon l’Institut du Québec

Selon les simulations de l’Institut du Québec (IDQ), le surplus budgétaire de l’année devrait se situer entre 3,4 milliards et 4,6 milliards $, au lieu de 1,65 milliard $ annoncé par le ministre des Finances, Éric Girard, lors de la mise à jour économique en décembre dernier.

L’IDQ a développé un simulateur budgétaire qui s’appuie sur les tendances des huit dernières années permettant de faire des projections du solde budgétaire pour l’année financière en cours.

Ainsi, pour l’année 2018-2019, l’instrument a prédit que le surplus devrait atteindre 4,6 milliards $, en raison de revenus plus élevés que prévu et des retards dans les dépenses gouvernementales. Si toutefois les dépenses de programmes s'accéléraient en fin d'année, comme cela a été le cas l’année dernière et comme le prévoit le ministre des Finances, Éric Girard, ce surplus s'établirait plutôt à 3,4 milliards $.

L’IDQ note tout de même que son outil ne tient pas compte des changements imprévus qui pourraient survenir en fin d'année «tel qu'un important ralentissement de l'économie - ou encore de l'impact de nouvelles initiatives gouvernementales - comme l'annonce d'une baisse d'impôt ou de nouveaux programmes» et qui réduiraient davantage le surplus.

«Estimer avec plus de précision les surplus nous permet aussi de mieux planifier les investissements publics et d'éviter d'encourager l'accélération des dépenses en fin d'exercice comme ce fut le cas l'an dernier. Un tel comportement n'est pas optimal et ne devrait pas devenir la norme», a expliqué Mia Homsy, directrice générale de l'IDQ, dans un communiqué.

«Le nouveau gouvernement devrait donc, à l'aube de son premier budget, faire preuve d'un maximum de transparence et de clarté concernant l'information budgétaire. Notamment, en précisant quelle part des surplus est ponctuelle et laquelle est récurrente; en expliquant les risques de non-atteinte des prévisions de revenus et de dépenses (par exemple en donnant suite aux craintes exprimées par la vérificatrice générale du Québec quant à la rareté de main-d'œuvre en éducation et en santé) et en quantifiant l'ampleur des marges de prudence incluses dans le cadre financier», peut-on lire dans le document.