/regional/troisrivieres/mauricie

Une partie du circuit du GP3R à vendre

Louis Cloutier | TVA Nouvelles 

Une partie des espaces à la disposition du Grand Prix de Trois-Rivières depuis 50 ans sur le terrain de l’exposition est mise en vente par leur propriétaire, le Club Jockey du Québec, qui exploite l’hippodrome adjacent. Ce pourrait être un dur coup pour l’événement.

Ça pourrait être un dur coup pour le Grand Prix de Trois-Rivières. Une partie des espaces à sa disposition depuis 50 ans sur le terrain de l'exposition est mise en vente par leur propriétaire, le Club Jockey du Québec qui exploite l'hippodrome adjacent.

Une des superficies en vente se trouve du côté ouest du circuit et englobe un segment de la piste, les puits de ravitaillement, les paddocks et une grande estrade. À l'autre extrémité, une bande de terrain se trouvant devant le stade de baseball, entre la rue du Stade et la piscine de l'exposition, est aussi à vendre. Le Grand Prix y installe toujours des estrades basses.

La ville de Trois-Rivières avait privatisé l'hippodrome et certains espaces rattachés en 2009. Le Club Jockey du Québec demande 2,2 millions de dollars pour les terrains qui peuvent exclusivement être exploités à des fins commerciales.

L'entreprise est bien consciente des conséquences que subira l'évènement de course automobile si elle trouve preneur.

«Oui on est conscients des impacts sur le Grand Prix de Trois-Rivières. Cela étant dit, vous savez qu'il n'y a rien d'incontournable pour le Grand Prix. On envoie du monde dans l'espace et on les ramène en vie. Ça entraînerait certainement une reconfiguration de certains éléments du Grand Prix. Toutefois, mon travail ce n'est pas de m'occuper du Grand Prix, c'est de m'occuper du Club Jockey du Québec et de l'hippodrome», tranche Serge Lemieux, directeur du Club Jockey du Québec.

La ville avait été informée des intentions de l'entreprise en décembre. Ni l'organisation du Grand Prix ni l'hôtel de ville ne souhaitent commenter autrement que pour dire «qu'on évalue les options».

On sait toutefois que des avocats sont sur l'affaire. Les terrains en vente sont frappés d'une servitude à la faveur du Grand Prix et de la ville. Selon le Club Jockey, cette servitude ne vaut toutefois que pour cinq jours par année.

Dans la même catégorie