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L’affaire SNC-Lavalin fait mal aux libéraux

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

 - Agence QMI

L’affaire SNC-Lavalin fait très mal aux libéraux de Justin Trudeau, qui se retrouvent derrière les conservateurs d’Andrew Scheer pour une première fois en plus de trois ans, selon la maison de sondage Léger.

Le coup de sonde indique que le Parti conservateur récolte maintenant 36 % des intentions de vote, par rapport à 34% pour le Parti libéral.

Suivent le NPD (12 %), les Verts (8 %), le Bloc québécois (5 %) et le Parti populaire de Maxime Bernier (4 %).

Réalisé pour le compte de la Presse canadienne, le sondage s’est intéressé à comment les Canadiens perçoivent l’affaire SNC-Lavalin.

Le constat est dur pour le premier ministre Trudeau, alors que 41 % des répondants sont d’avis que ce dernier a quelque chose à se reprocher. À l’inverse, 12 % des sondés croient que M. Trudeau n’a rien fait de mal et 41 % ne savent quoi penser.

Signe que cette affaire est devenue un véritable boulet pour les libéraux, la réputation du chef en prend aussi un sérieux coup.

Quelque 26 % des répondants estiment que Justin Trudeau ferait le meilleur premier ministre, une chute de 7 % par rapport à novembre.

M. Trudeau garde toutefois la tête à ce chapitre, le conservateur Andrew Scheer obtenant 21 % d’appui, contre 8 % pour la leader des Verts Elizabeth May et un maigre 6 % pour le chef néo-démocrate Jagmeet Singh.

Maxime Bernier arrive bon dernier avec 4 % des appuis.

L’affaire SNC-Lavalin s’est transformée en un véritable roman-savon cette semaine.

Lundi, l’ami et conseiller du Justin Trudeau, Gerald Butts, a démissionné. Le lendemain, Jody Wilson-Raybould s’est présenté à la réunion hebdomadaire des ministres...une semaine après avoir démissionné de son poste de ministre.

Cette même journée, les députés libéraux du comité de la Justice ont fait volte-face en acceptant d’entendre Mme Wilson-Raybould dans le cadre de son enquête.

Ces rebondissements, quoique spectaculaires, n’apportent aucun éclairage sur le fond de l’affaire.

L’histoire ne dit toujours pas si le bureau du premier ministre s’est ingéré de façon indue dans le travail de Jody Wilson-Raybould au moment où elle était ministre de la Justice afin d’aider SNC-Lavalin à éviter un procès au criminel, comme l’allègue le quotidien «The Globe and Mail».

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