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Otéra Capital: le ministre Girard s’interroge sur le niveau d’éthique de la filiale

Agence QMI

Le ministre des Finances, Éric Girard, remet en question les standards d’éthique chez Otéra Capital, une filiale de la Caisse de dépôt au centre d’une controverse depuis quelques semaines.  

«Il semble que cette filiale-là n’ait pas un code de déontologie et des mesures d’éthique qui sont aussi rigoureux [que ce] qu’on a ailleurs à la Caisse de dépôt [et placement du Québec (CDPQ)]», a indiqué le ministre Girard, lors d’une mêlée de presse, mercredi.  

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Notre Bureau d’enquête révélait mercredi que la CDPQ a récemment suspendu un de ses cadres parce que ce dernier exerçait, jusqu’à la semaine dernière, des activités personnelles de promoteur immobilier.  

Économiste chez Otéra, Edmondo Marandola est le troisième employé en deux semaines à avoir été écarté pour des questions éthiques, à la suite des révélations de notre Bureau d’enquête.  

«C’est possible qu’il y ait des employés qui manquent de jugement. Au-delà des règles et des meilleures pratiques éthiques, c’est très important d’avoir des gens qui font preuve de jugement», a ajouté le ministre, précisant du même souffle que «ce qui se passe est très préoccupant».  

Malgré ces révélations, M. Girard a réitéré sa confiance envers la Caisse, qui a récemment fait appel au cabinet d’avocats Osler pour enquêter sur les allégations de notre Bureau d’enquête.  

Sans aller jusqu’à s’ingérer dans les règles de gouvernance de la Caisse, M. Girard a tout de même admis que certaines pratiques garantissaient des standards éthiques plus élevés.  

«C’est supérieur, comme modèle, lorsque les employés qui font des investissements n’ont pas le droit d’avoir des activités dans le même secteur où on les paie», a-t-il reconnu.