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Debbie Lynch-White, la trame musicale de sa vie

Samuel Pradier | Agence QMI

SPE-DEBBIE LYNCH WHITE-ELLE ÉTAIT UNE FOIS

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

La comédienne Debbie Lynch-White s’est transformée en chanteuse, vendredi soir, pour la première de son spectacle «Elle était une fois», présenté au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

Après une ouverture en douceur avec «La vie d’factrie» de Clémence Desrochers, Debbie Lynch-White a tenu à expliquer sa démarche. «Toutes les chansons que j’ai choisies, c’est pour avoir du fun, a-t-elle indiqué. La seule chose qui m’importait, c’est que ce soit des chansons écrites par des femmes.»

Tout au long de la soirée, elle va ensuite se promener à travers les styles musicaux, les langues et les époques, passant de «Briser un cœur» d’Ariane Moffatt à «Ironic», un classique d’Alanis Morissette datant des années 1990, sans oublier «J’haïs l’hiver» de Dominique Michel ou «Y’a les mots» de Francine Raymond.

La mise en scène de Frédéric Dubois laisse toute la place à la chanteuse, qui est simplement entourée de trois musiciens (Gabriel Gratton, Simon Pedneault et Lisandre Bourdages).

Entre les chansons, la comédienne réapparaît pour raconter des anecdotes souvent comiques sur des périodes de sa vie.

La chanson «Noël partout» de Safia Nolin est, par exemple, le prétexte à un hommage amical à sa tante Joyce Lynch, du Nouveau-Brunswick, qui organise des partys familiaux endiablés et qui se débouche une bière dès 11 h le matin, car «il doit bien être cinq heures quelque part dans le monde».

Dix-sept ans après avoir monté sur scène, à l’école secondaire, pour chanter une chanson a cappella, Debbie Lynch-White récidive avec «Une sorcière comme les autres» d’Anne Sylvestre. Une solide performance qui met en valeur toutes les qualités de sa voix.

«Je réalise un rêve», s’est-elle exclamée, au retour de l’entracte, avant d’interpréter «Wannabe» des Spice Girls en version acoustique, avant de continuer avec «Destin» de Céline Dion, seule exception de la soirée, puisque la chanson est de Jean-Jacques Goldman.

Au rappel, elle ne peut s’empêcher de faire un clin d’œil à celle qui lui a permis d’exposer sa voix au grand public, La Bolduc.

Le seul bémol à ce spectacle chaleureux et convivial vient du choix des arrangements. Debbie Lynch-White chante parfaitement bien, même si ça manque parfois un peu d’émotion sur certaines chansons. Mais les versions qu’elle nous offre restent très proches des originales. On aurait aimé qu’elle s’approprie beaucoup plus ces chansons, qu’elle les réinvente pour les intégrer à un univers plus personnel et plus intime.

Avec «Elle était une fois», le but de Debbie Lynch-White est de mettre en lumière la parole des femmes, on peut dire que son pari est somme toute réussi.