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Le projet doit être approuvé, dit l’Office national de l’énergie

Guillaume St-Pierre | Agence QMI

L’Office national de l’énergie (ONÉ) recommande au fédéral d’aller de l’avant avec le projet d’agrandissement du controversé pipeline Trans Mountain, en dépit d’importants risques pour l’environnement.

Dans son rapport de réexamen publié vendredi, l’ONÉ soutient que le projet comporte de nombreux avantages. On cite entre autres «l’accès à de nouveaux marchés pour le pétrole canadien, la création d’emplois partout au pays [...] et les recettes fiscales considérables pour les divers ordres de gouvernement».

L’ONÉ admet que le projet comporte néanmoins de nombreux risques pour l’environnement, particulièrement pour la faune marine.

«Le transport maritime associé au projet serait susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants sur l’épaulard résident du sud», note-t-on.

«L’Office a aussi conclu que les émissions de gaz à effet de serre découlant de ce transport seraient vraisemblablement importantes», ajoute-t-on.

En mai 2016, à l’issue d’un premier examen d’agrandissement de l’oléoduc, l'Office avait recommandé son approbation par Ottawa.

Toutefois, l’été dernier, après s’être penchée sur une vingtaine de poursuites, entre autres de communautés autochtones, la Cour d'appel fédérale a annulé le décret autorisant le projet.

Le tribunal a statué que l’Office et le ministère des Ressources naturelles n’avaient pas adéquatement évalué les impacts environnementaux du projet ni établi de réel dialogue avec les communautés autochtones avant de lui permettre d’aller de l’avant.

Le projet a alors été suspendu et le gouvernement Trudeau a renvoyé l’Office faire ses devoirs.

Le nouvel examen publié vendredi ajoute 16 recommandations pour mieux protéger l’environnement.