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Micheline Lanctôt: une marraine fidèle

Francis Bolduc | Agence QMI

ENT-Visite du plateau de tournage du film Le Rire

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Depuis plusieurs années, Micheline Lanctôt est la marraine du Prix collégial du cinéma québécois. À travers ses activités de réalisatrice, d’actrice, de scénariste, de productrice, de monteuse et de professeure de cinéma à l’Université Concordia, elle s’investit pour que les jeunes cégépiens découvrent et apprécient le septième art d’ici.

«Parce que j’y crois profondément, parce que c’est un événement exceptionnel et que ça bénéficie à tous mes collègues du cinéma québécois de voir que les étudiants découvrent les films», explique Micheline Lanctôt quand on lui demande pourquoi elle demeure impliquée dans le Prix collégial du cinéma québécois.

Depuis les débuts de l’événement, elle agit comme marraine.

«Chaque année, il y a beaucoup d’étudiants qui n’ont jamais vu de cinéma québécois — parce que les films québécois ne restent pas assez longtemps en salle — et qui font des découvertes fantastiques!» ajoute celle qui enseigne le cinéma à l’université depuis 36 ans.

Le Prix du cinéma québécois est «une fête vécue à travers toute la province, dans chacun des cégeps participants, avec pour point culminant la désignation d’un roi de la fête, un film élu entre cinq comme étant le préféré des cégépiens», peut-on lire sur la page Internet de l’événement.

Le processus débute en décembre avec une sélection de cinq films, sélection établie par un comité d’experts. Ces oeuvres sont ensuite présentées aux étudiants du niveau collégial à travers la province. De janvier à mars, chaque institution scolaire participante forme un jury, et les films sont présentés dans le cadre de plusieurs activités. Viennent ensuite les débats et les discussions. Puis, le 29 mars, les étudiants délégués se réuniront pour délibérer et désigner un gagnant. Enfin, quelques heures plus tard, lors du Café cinéma, le nom du gagnant sera annoncé.

Une fière représentante

Quand on lui demande de décrire son rôle de marraine du Prix collégial du cinéma québécois, Micheline Lanctôt parle avant tout d’encouragements pour les troupes et se décrit ensuite comme étant une représentante du milieu et «un peu comme passeuse du cinéma québécois envers les cégeps».

«Essentiellement, je suis présente à chacun des événements. Je le suis à la conférence de presse, aux délibérations, mais je n’y assiste pas. Je demeure avec les professeurs pendant que les étudiants délibèrent.»

Le lendemain, c’est elle qui anime le Café cinéma où sont présents des cinéastes et au cours duquel on dévoile le gagnant du Prix.

«C’est vraiment enthousiasmant et très agréable. Je travaille avec des professeurs qui sont extraordinaires et extrêmement motivés. Ils font un travail bénévole en plus de leur charge de travail.»

Micheline Lanctôt précise ensuite que des dizaines d’établissements d’enseignement collégial participent activement au Prix collégial du cinéma québécois.

«C’est quand même extraordinaire!»

Son prochain film

Outre ses occupations de professeure et son dévouement pour le Prix collégial du cinéma québécois, Micheline Lanctôt travaille à terminer le long métrage «Une manière de vivre», dont le tournage s’est conclu l’été dernier.

«C’est ce qui m’occupe beaucoup pour le moment.»

Le drame met en vedette Laurent Lucas, Rose- Marie Perreault, Gabrielle Lazure, Pierre-Luc Lafontaine, Jacqueline Van De Geer et Paul Doucet. Il raconte l’histoire d’une femme qui perd son mari dans des circonstances tragiques et qui se reproche de ne pas avoir été à ses côtés au moment du drame. Sa fille a des troubles alimentaires et est une escorte de luxe. Quelque chose changera la vie de cette mère et de sa fille ainsi que celle d’un professeur de philosophie belge de passage à Montréal. Micheline Lanctôt signe la scénarisation et la réalisation de cette production, dont la sortie est prévue cette année.