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Élections partielles cruciales pour le NPD

Étienne Paré | Agence QMI

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, tentera de se faire élire pour la première fois à la Chambre des communes.

Dominic Chan / Agence QMI

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, tentera de se faire élire pour la première fois à la Chambre des communes.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh pourrait faire son entrée à la Chambre de communes à l’issue des élections partielles qui se tiennent dans trois circonscriptions, lundi, mais son parti pourrait aussi perdre le fief d’Outremont.

L’élection partielle dans Burnaby-Sud, près de Vancouver, s'annonce décisive pour le Nouveau Parti démocratique (NPD). Après avoir été critiqué pour son absence à la Chambre des communes, Jagmeet Singh tentera de s’y faire élire pour la première fois.

La campagne a été marquée par le désistement de la libérale, Karen Wang, qui s’était vantée d’être la seule candidate d’origine chinoise, présentant de manière péjorative Jagmeet Singh comme un candidat «de descendance indienne». Le Parti libéral l’a remplacée par Richard T. Lee, un ancien élu provincial bien connu dans la région, qui talonne le leader néo-démocrate.

«Normalement, un chef du NPD devrait gagner, mais à cause de l’impopularité de M. Singh, c’est difficile à prédire», a constaté Philippe J. Fournier, qui a développé le modèle de prédictions politiques Qc125.

S’il perd dans Burnaby-Sud, Jagmeet Singh risque d'avoir du mal à rester à la tête du parti. Le caucus pourrait décider unilatéralement de le remplacer par un chef intérimaire pour l’élection fédérale, croit Philippe J. Fournier.

Le NPD en difficulté dans Outremont

De côté de Montréal, les néo-démocrates auront fort à faire pour conserver la circonscription symbolique d'Outremont. L’élection de Thomas Mulcair dans cette forteresse libérale, lors d’une partielle en 2007, a été précurseur de la «vague orange» qui avait déferlé sur le Québec en 2011.

Avec la chute du NPD dans les intentions de vote, les libéraux espèrent reprendre Outremont en y présentant la jeune avocate Rachel Bendayan, candidate malheureuse en 2015.

«Tout indique qu’Outremont devrait retourner aux libéraux», a analysé Philippe J. Fournier.

Les conservateurs et les bloquistes, eux, fondent peu d’espoir dans Outremont. Reste que pour ces derniers, l’élection de demain est un premier test pour leur nouveau chef, Yves-François Blanchet.

Les conservateurs favoris

Dans York-Simcoe, en Ontario, les conservateurs devraient normalement garder leur château fort.

«Ce qui va être intéressant, là-bas, ça va être le résultat du parti de Maxime Bernier. S’il dépasse les 5-6 %, les conservateurs vont devoir surveiller leur droite en octobre prochain», a indiqué Philippe J. Fournier.

À huit mois des élections fédérales, on s’attend à ce que le taux de participation soit très faible dans les trois circonscriptions lundi, ouvrant la porte à des surprises.