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Les chauffeurs de taxi pourraient demander le remboursement de leurs permis

Amélie St-Yves

 - Agence QMI

AMÉLIE ST-YVES/AGENCE QMI

Les chauffeurs de taxi de Montréal pourraient demander à Québec de rembourser leurs permis si le projet de loi souhaité par le ministre François Bonnardel ne freine pas leur perte de valeur.

Les chauffeurs de taxi sentent leurs intérêts menacés plus que jamais par la plateforme Uber, qui propose aux citoyens de transporter des gens moyennant une rémunération. Plusieurs permis de taxi à Montréal se vendent désormais sous la barre des 100 000 $, alors qu'il n'était pas rare que leur prix atteigne 150 000 $ ou 170 000 $ avant l'arrivée d'Uber.

«Depuis la rentrée d’Uber en 2014, la valeur du permis a chuté. Si on continue comme cela, que vaudra le permis dans un an ou deux? On ne sait pas. C’est pour cela qu’on s’unit pour défendre ce qui reste de la valeur de nos permis», a dit le porte-parole du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos, Wilson Jean-Paul.

Les chauffeurs de taxis montréalais font désormais front commun pour négocier avec le gouvernement, à l’approche du dépôt du projet de loi visant à moderniser l’industrie qui figure dans les cartons du ministre des Transports, François Bonnardel.

Ils veulent une seule règlementation pour tous, que le chauffeur soit avec Uber ou avec une compagnie de taxi.

Une seule règlementation

Les chauffeurs de taxi pourraient demander au gouvernement de racheter leurs permis, si les règles sont assouplies pour tout le monde.

«Si on veut aller vers une ouverture de marché, on n’accepte pas une dérèglementation partielle. On parle d’une dérèglementation totale et pour ça, il y a un prix à payer et c’est la valeur de nos permis», a dit Kamal Sabbah, du Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal.

Par ailleurs, le Regroupement des propriétaires de taxis de Montréal et l’Association haïtienne des chauffeurs de taxi ont rejoint les rangs du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos, au terme d’une assemblée générale, tenue dimanche après-midi dans le nord de Montréal. Les deux groupes continueront d’exister au sein de cette coalition.

«Les moments où les intervenants de l’industrie du taxi ont été les plus forts, ce sont les moments où nous avons été unis», a dit le président de l’Association haïtienne des travailleurs du taxi, Carlo Hector.