/news/law

Deux élèves des Pères Maristes pourront terminer leur année scolaire

Nicolas Saillant | Journal de Québec

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Les deux élèves du séminaire des Pères Maristes expulsés puis réintégrés de force par la Cour supérieure pourront finalement terminer l’année scolaire avant de devoir changer d’école l’an prochain.

En août dernier, dans la foulée du partage de photos explicites et de la décision de l’école d’expulser six élèves, les parents de trois d’entre eux s’étaient présentés devant la Cour supérieure pour forcer l’école à réintégrer les enfants. À ce moment, le juge avait accepté la réintégration des élèves, mais l’ordonnance prenait fin six mois plus tard, donc lundi.

Lundi matin, l’avocate des parents de deux des trois élèves toujours à l’école s’est donc représenté devant le juge pour demander une extension de cette ordonnance. Des négociations «jusqu’à la toute dernière minute» entre les parties ont permis d’en arriver à une entente.

Les deux adolescents pourront poursuivre la scolarité pour la fin de l’année. «On ne souhaite pas, le 25 février, mettre les enfants dehors», a dit l’avocate du séminaire.

Par contre, une décision a aussi été prise pour l’année prochaine par le C.A. à savoir que les deux jeunes ne seront pas admis l’année prochaine. «Le C.A. s’est prononcé», a dit leur avocate.

Une décision qui n’avait pas été annoncée aux parents avant de se retrouver devant le juge lundi. «On a toujours l’impression d’assister à un spectacle, a dit l’avocate des parents, il faut que l’école assume ses responsabilités».

Le juge Daniel Dumais s’est toutefois questionné sur la raison de leur présence en cour alors qu’une entente entre les parties est intervenue. «Tous les jours, il y a des décisions qui se prenne» sans qu’un juge n’intervienne, a-t-il fait valoir.

«J’ai l’impression que c’est pour pouvoir dire: c’est un juge qui a dit ça», a-t-il ajouté en exigeant que les deux parties finalisent le dossier ensemble.

Conditions respectées

Le retour en classe des deux garçons avait été accepté moyennant des conditions strictes. Ceux-ci devaient éviter tout contact avec les plaignantes et avoir une attitude non triomphante.

Ils devaient également s’abstenir d’utiliser un cellulaire ou une tablette et ne pas être membres du conseil étudiant. «Les deux garçons respectent de façon exemplaire les règles», a affirmé leur avocate.

 

Dans la même catégorie