/regional/saguenay

Des infirmières se tournent vers Facebook pour gérer leurs quarts de travail

Andréanne Larouche | TVA Nouvelles

Un nouveau mode de gestion des listes de rappels pour les infirmières du Saguenay–Lac-Saint-Jean leur cause bien des tracas, au point que plusieurs travailleuses ont dû se résoudre à créer des groupes Facebook pour gérer leurs horaires.

Au début du mois de février, les autorités de la santé ont décidé de fusionner les listes de rappel des infirmières. Alors qu'elles étaient gérées par hôpital, les listes fusionnées sont maintenant regroupées par catégorie d'emploi.

Cette nouvelle méthode de gestion connaitrait cependant son lot de ratés, entrainant plusieurs problèmes comme des heures supplémentaires obligatoires pour les infirmières.

«On a des gens sur la liste de rappel qui ne sont pas appelés, aussi des gens qui sont sur la liste de temps supplémentaire volontaire et qui ne sont pas appelés non plus et on ne sait pas pourquoi», a dénoncé la vice-présidente du syndicat des infirmières, Nancy Michaud, en entrevue à TVA Nouvelles.

Comme des infirmières ne sont pas appelées, d'autres sont forcées de rester en poste après leur quart de travail.

Certaines infirmières ont même décidé de s'autogérer tellement la situation actuelle est compliquée. Via des groupes Facebook, elles établissent entre elles qui est disponible pour les différents quarts de travail à pourvoir.

Ces changements apportés aux listes de rappel découlent de la réforme de l'ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette. Les représentants du centre régional de la santé assurent que les problèmes soulevés ne dureront pas.

«On est passé de 34 unités syndicales à quatre. Ça fait en sorte que toutes les anciennetés dans la région ont été fusionnées. Ça a des impacts sur la liste de rappel. C’est certain qu’on est dans une période d’adaptation. Si on nous rapporte des situations problématiques, on va apporter des correctifs rapidement», a réagi la porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Amélie Gourde.

Selon le syndicat, plus de 400 quarts de travail en heures supplémentaires obligatoires ont été effectués dans la région seulement en février.